dimanche 17 janvier 2010

Alan Costantini : L’icono de la Nativeta

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D'abord que sian dins la pountannado calendalo enjusqu'à la candelouso vaqui un tèste e un image.
De tout cor à Marsyas2

Alan Costantini

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L’icono de la Nativeta

« La Vierge vuei coungreio l’inmateriau e la terro, sa baumo, à l’infini semound » prouclamo Sant Roumanos lou Melodo. Es ansin que coumenço soun kondakion de Nouvè dins la liturgìo bizantino. Nòsti fraire dóu levant que soun forço sensible à la dimensioun cousmico dóu Crestianisme an tradu aquelo idèio tambèn en image.

D’efèt atrouban, au centre de l’icono de la Nativeta, la Vierge Marìo ajassado davans uno baumo. L’espeluco es negro. Aquesto coulour nous remando à la Genèsi, à la niue divino d’ounte gisclo lou Verbe-Lus : « Que se fague la lumiero ! ». A Betelèn l’infini desenant s’es enfusa dins lou fini. Sian ariba à la plenitudo dóu tèms. Vaqui li noço dóu Cèu e de la Terro. Sus lou founs encre de la baumo trelusis la taco blanco de la grùpi ounte jais l’enfant divin. Lou brès sèmblo un sarcoufage e li veto qu’amagon lou nistoun ié dounon un èr de moumìo. D’intrado sian assabenta dóu plan divin : lou Verbe encarna es vouda à la mort, au sacrifice redentour. L’estello pendoulado à-n-un rai de lumiero meno li Mage que s’avançon vers l’estable. Lis ange fan la crido i pastre escampiha dins lou campèstre : « Doxa en ipsistis Theo kai epi yis irini en anthropis evdokia. ».

En bas à gaucho, Sant Jóusè es aprefoundi dins la meditacioun car saup que soun espouso que s’es acouchado « avié ges couneigu d’ome ». A drecho an representa uno sajo-femo. Un escri apoucrife afourtis qu’aquesto persouno avié assaja de verifica la viergineta de Marìo. Pèr la puni de soun audàci sa man s’èro dessecado mai un ange i’èro apareigu, disènt qu’en toucant li pedas dóu Messìo e en lou bagnant sarié garido. Lou coustatèn, li Crestian dóu levant, parié d’aquéli dóu pounènt, an si fioretti calendalo.


Alan Costantini


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L’icône de la Nativité

« La Vierge aujourd’hui enfante l’immatériel (1) et la terre offre sa caverne à l’infini » proclame . Saint Romanos le Mélode. C’est ainsi que commence son kondakion (2) de Noël dans la liturgie byzantine. Nos frères d’orient qui sont très sensibles à la dimension cosmique du Christianisme ont traduit également cette idée en image.

En effet on trouve au centre de l’icône de la Nativité, la Vierge Marie alongée devant une caverne. La grotte est noire. Cette couleur nous renvoie à la Genèse, à la nuit divine d’où jaillit le Verbe-Lumière : « Que la lumière soit ! ».A Bethléem l’infini désormais a pénétré le fini. Nous sommes arrivés à la plénitude du temps. Voici les noces du Ciel et de la Terre. Sur l’arrière plan foncé de la grotte resplendit la tache blanche de la crèche où gît le divin enfant. Le berceau ressemble à un sarcophage et les bandelettes qui enveloppent le bébé lui donnent un air de momie. D’emblée nous sommes avertis du plan divin : le Verbe incarné est voué à la mort, au sacrifice rédempteur. L’étoile suspendue à un rayon de lumière guide les Mages qui s’avancent vers l’étable. Les anges annoncent aux bergers disséminés dans la campagne : « Doxa en ipsistis Theo kai epi yis irini en anthropis evdokia »(3).

En bas, à gauche, Saint Joseph est plongé dans la méditation car il sait que son épouse qui a accouché « n’avait pas connu d’homme ». A droite on a représenté une sage-femme. Un écrit apocryphe affirme que cette personne avait essayé de vérifier la virginité de Marie. Pour la punir de son audace sa main s’était desséchée mais un ange lui était apparu, disant qu’en touchant les langes du Messie et en le baignant elle serait guérie. Nous le constatons, les Chrétiens d’orient, comme ceux d’occident ont leurs fioretti de Noël..


(1)En grec hyperousios.
(2)Strophe finale qui achève la série des compositions liturgiques des fêtes.
(3)« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur terre paix aux hommes de droite volonté ».

2 commentaires:

Mathilde a dit…

Effectivement, dans ta publication la lumière divine mise à l'honneur dans le texte, mais aussi avec des peintures merveilleuses !
Je vois que c'est toujours un peu Noël pour toi Sergi, tu es toujours dans cette naissance du Christ, mais il faut dire qu'un 18 janvier il n'a même pas un mois, de quoi effectivement encore s'émerveiller devant lui, par tant de fragilité, et pourtant...!!!

. a dit…

Tu vois de quoi son capable les athées stupides & les libertins irréligieux... Tu me diras il y a un moment que je je suis plus libertin...
Libertaire, pas assez à mon goût ; mais par chance pas...liberticide!!!
Bonsoir & régale nous encore sur ton site.