samedi 2 janvier 2010

Alan Costantini nous présente Uno briso de Pèire MILLET - 1946

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Uno briso de Pèire MILLET

Pouèmo escri sus uno orvo e pïousamen reculi pèr soun fiéu Jan-Francés.


« 26 de desèmbre 1946.


Car la vie est un songe étoilé de lumières
Un désert merveilleux plein de mirages d’or.
Heureux celui qui peut les voir avant sa mort
Et délivrer parfois des âmes prisonnières.

Heureux celui qui peut retrouver l’éternel
Sous la mélancolique et changeante (fuyante) apparence
Et sentir s’éveiller dans le vaste silence
L’invisible beauté qui trouble son appel.

C’est pour cette splendeur qu’on affronte les larmes
Les rires, les mépris, les ronces des chemins
Car pour l’avoir tenue un instant dans nos mains
On fait trembler la nuit qui dépose les armes.

Et qu’importe quand on écoute tant d’échos
Répondre en s’alternant dans la forêt profonde
Qu’importe quand on entendit le chant du monde
Que l’implacable temps nous couvre de ses flots.

L’Eternité nous a souri comme un abîme
Où l’Amour nous absorbe en sa grande unité
Que rien ne reste donc sinon d’avoir été, sublime,
Un miroir ébloui de son rayon.



Pierre Millet »


Aquéli vers an l’interès de nous faire descurbi lou travai dóu pouèto. L’ispiracioun salivo coume l’erso, Millet noto à la lèsto lis image que ié vènon sus quaucarèn qu’es à póusito, aqui uno orvo. Vendra pièi lou tèms de la messo en formo definitivo. La leiçoun d’acò es qu’en pouësìo lou principau es la trobo que lou ritme ié cour à l’après.

Alan Costantini


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5 commentaires:

Mathilde a dit…

Poème très spirituel ! On va donc supposer que son auteur l'était aussi (en espérant que je ne gaffe pas et qu'il ne fait pas partie de nos contemporains pour parler de lui au passé, mais je suis inculte)!
Très bon choix, parmi tant et tant de poèmes fabuleux pour signifier la grandeur de l'univers censé faire un avec nous qui pÔvres "couillons" nous croyons toujours tout seul ! Quel prétention d'ailleurs de penser cela et de ne point voir l'appel des signes extérieurs flagrants pour nous sentir en harmonie avec le Monde et mettre en relief nos tous petits moments de bonheur de nos vies dérisoires !

. a dit…

Toutes les vies sont utiles, elles font "les" charmes d'un monde sans qui il ne serait rien... même les plus ignobles ou terrifiants des êtres!

Pierre Millet m'était inconnu, il y a peu ; les grands mots de l'ignorance sont le contraire de ce que vous exprimez , très chère Matilda, dans votre blog que j'avais omis de mettre en liens... Dommage réparé en démontre le contraire...

Bono annado

Sergi G

Mathilde a dit…

Sergi, je ne portais évidemment aucun jugement sur nos vies bien "dérisoires", chacun faisant ce qu'il peut, mais je voulais surtout souligner le fait que nous sommes des fourmis face à cet univers grandiose !
Merci pour votre rajout de mon blog dans vos liens, et j'en ai fait de même de mon côté sans même savoir cela !
Bien à vous.

. a dit…

Bonsoir,
A travers le mail qui est dans mon profil passez moi quelques images que vous jugeriez utiles à mettre en texte & je m'occuperai de cela, Nous avions déjà fait cela avec Michel Benoit & ce fut vraiment intressant...

Bonsoir & ne vous préoccupez pas de humeurs de commentaires, l'essentiel c'est de faire...
Sergi G

Mathilde a dit…

Euh...Sergi, c'est accorder beaucoup de crédit à mes photos d'amateur, une pÔvre photographe du dimanche qui a eu son premier appareil photo numérique depuis Noël dernier seulement, je ne m'appelle pas Michel Benoit, vous risquez fort d'être déçu ! Mais bon, je veux bien jouer le jeu car je suis pour l'interactivité, sinon aucune raison d'écrire sur des blogs ! Mais, pour l'instant j'en ai vraiment pas beaucoup, il va peut-être falloir que vous soyez patient !