lundi 29 mars 2010

Nouno Judlin : ER DE FLAHUTET - 5 CANSOUN - 1937

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Nouno Judlin


Est-ce une chanson comme nous le suggère la présentation, en Provençal, du recueil de Nouno Judlin, ou bien une poésie.



Je ne suis pas suffisamment spécialiste pour en saisir l'éventuelle différence ! Dans tous les cas, ce texte est dur, très dur, en dehors de toutes formes d'existentialisme, banal ; il est l'image d'un début de siècle triste que cette première moitié du 20 ème...

Guerres, crises économiques, conditions de vie encore précaires, toute cette période est dans ces deux verions (française & Provençale) de ce texte
... nous montre qu'il peut être l'heure de l'Espoir.


Alain Marchand
L'arlésienne



L'ouro d'espèr

L'ouro d'espèr vai pica,
en van la pos suplica,
siés souleto,
bèn souleto.
Lou silènci es alentour,
que te plouro un dòu d'amour.
Siés souleto,
bèn souleto,
freirejant emé la mort,
espampairis de bèus ort,
e tant palo
que siés talo
qu'uno qu'à plus set de res.
Inguènt, baume n'i'a plus ges
que soulage
lou sòuvage
patimen de toun mau-cor.
'n'autro peno es en accord,
'me ta peno,
e vous meno
tòuti dous en rudo man.
Quau saup, moun Dieu, se deman,
en rajado
benurado
uno oufrèndo de soulèu
farié pas toun cor nouvèu ?
Mai prétendre
de l'atèndre
lou poudé te n'a quita.
L'ouro duro ei sens pieta.
Soun aguio,
lento, tuio.
Miejo-niue vèn de passa.
Lou calèu vai s'amoussa,
siés souleto,
bèn souleto.
L'ouro d'espèr a pica.




L'heure d'espoir

L'heure d'espoir va sonner.
En vain tu peux la supplier.
Tu es seule,
bien seule.
Le silence est alentour
qui pleure pour toi un deuil d'amour.
Tu es seule,
bien seule,
fraternisant avec la mort»
gaspilleuse de beaux jardins,
et si pâle
que tu es telle
qu'une n'ayant plus soif de rien.
Onguents, baumes, il nest plus rien
qui soulage
le sauvage
dénuement de ta souffrance.
Une autre peine s'accorde
avec ta peine
et vous mène
tous les deux d'une main rude.
Qui sait, mon Dieu, si demain
un rayonnement
heureux,
une offrande de soleil
ne rajeunirait pas ton cœur ?
Mais prétendre
l'attendre
tu n'en as plus le pouvoir.
l'heure dure est sans pitié,
Son aiguille,
lente, tue.
La mi-nuit vient de passer.
Le croisset va s'éteindre.
Tu es seule,
bien seule.
L'heure d'espoir a sonné.




Nouno Judlin
- 1937 -


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samedi 27 mars 2010

Yves Gourgaud : Jean-Baptiste FAVRE (additions et corrections)

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Ive Gourgaud par son texte ci-dessous nous donne un poème qui a valeur de scoop puisque issu d'un manuscrit inconnu!!!
Nous avons déjà parlé de cette auteur dans Marsyas en publiant un extrait du siège de Caderousse (sur ce lien)


PANORAMA DE LA LITTÉRATURE CÉVENOLE (suite)

Favre

8. Jean-Baptiste FAVRE : additions et corrections

Dans la première mouture de mon évaluation de JB Favre, j’ai laissé la part encore bien trop belle à la critique occitanisante, qui veut faire de notre auteur un « anti-philosophe » alors que son oeuvre dit précisément le contraire. C’est ainsi que le papet (« petit pape ») de cette critique, Robert Lafont, est amené à écrire dans sa Nouvelle histoire de la littérature occitane (tome II, page 467), à propos de la « situation intellectuelle de Fabre » ce tissu d’inepties concentrées en une seule phrase :
« Anti-philosophe par principes et par usage linguistique, il appartient bien au siècle des philosophes »
On aura noté que pour ces occitanistes frottés d’un marxisme de salon (car il existe, en matière de critique littéraire, un marxisme éclairant -mais il n’est pas occitaniste), l’emploi de la langue cévenole est « anti-philosophique »...
Pour le reste, ces amateurs (au mauvais sens du terme) n’ont jamais compris deux choses pourtant bien simples, voire évidentes :
- Favre ne naît pas « prêtre » : son état ecclésiatique (avec le statut social et la prudence qui vont avec) peut-il expliquer par exemple l’écriture du "Jean-l’an-prés" ?
- Le marxisme vulgaire de Lafont lui fait prendre le choix linguistique de Favre pour une « aliénation sociale », ce qui passera au mieux pour une plaisanterie : bien au contraire, l’écriture en patois permet de dépasser sa condition sociale d’intellectuel contraint par la langue officielle à des positions orthodoxes. Autrement dit, Favre est peut-être un « anti-philosophe » lorsqu’il écrit en français (et les exemples cités par Lafont sont tous des travaux en français) ; mais quand il écrit en cévenol, sa pensée est tout autre, à l’aune de sa liberté de création : en cévenol, il peut moquer la papauté dans son grand poème héroï-comique du Siège de Caderousse tout comme il peut faire exploser les conventions sociales et leur hypocrisie dans cette prose entièrement « philosophique » qu’est son "Jean-l’ont-pris".

Cette perspective suffit à montrer que les « contradictions » que Lafont croit déceler dans l’oeuvre et la personnalité de Favre n’existent en fait que dans une critique occitane incapable de saisir l’essence de l’écriture d’oc à cette époque précise. On ajoutera que, même pour un auteur aussi connu et reconnu que Fabre, Lafont montre toute la légèreté de sa lecture : ne va-t-il pas jusqu’à affirmer (page 475) que Jean-l’ont-pris « est ainsi nommé parce que son père est aux galères » alors que tout lecteur du roman sait bien qu’il a été pendu haut et court ? Toute la vacuité prétentieuse de la critique occitaniste est ainsi concentrée sur notre grand écrivain, hélas...
Un troisième fait semble conforter ce que j’affirme plus haut, et même le dépasser : pour ceux qui pourraient croire qu’en français JB Favre n’est qu’un curé réactionnaire et « anti-philosophe », voici un scoop, ou plus exactement un texte qui méritera sûrement d’être commenté et exploité par plus averti que moi. Dans ses oeuvres manuscrites, on trouve ce poème que je livre tel quel à la réflexion du public et des spécialistes :


Chanson pour les francmaçons
de La Loge de S. R.

dans ce temple majestueux
rien de fastueux
n’eblouit les yeux ;
mais sa simplicité
offre plus de beauté
que l’ Éclat faux et vain
du plus grand dessein
de l’orgueil humain.

la Sagesse le massonna,
la vertu l’orna,
l’amour y regna ;
le vice en est dehors,
et malgré ses efforts,
il ne viendra jamais,
par de noirs forfaits,
en troubler la paix.

le Silence, l’Egalité,
l’honneur, l’Equité
font sa sureté.
loin ces Esprits hautains,
indiscrets ou malins,
dont les fougueux transports,
de cet heureux corps
romproient les accords.

oubliez ici votre rang,
la vertu vous rend
seule vraiment grand ;
ce temple est le cercueil
où doit tomber l’orgueil ;
point de prétention,
de division,
ni de passion.

les hommes sont faits pour s’unir
et le vrai plaisir
nait de ce désir.
à ce penchant si doux
sans crainte livrons nous ;
laissons le censurer,
pour en murmurer
il faut l’ignorer.

oüi, chanter, rire, et boire au frais,
garder nos secrets,
voilà nos forfaits.
venés, esprits jaloux,
vous unir avec nous ;
quand vous les connoitrez,
vous vous dédirez,
et vous en rirez.

mais si ces plaisirs innocens
souvent renaissans
sont peu séduisans ;
daignez apprendre au moins
quels sont les autres soins
dont nous nous occupons
en bons francs massons
hors de nos chansons.

dans ce temple, objet de vos cris,
l’amour ni ses ris
ne sont point admis.
l’amitié dans les coeurs
y répand ses douceurs ;
et, dans nos entretiens,
serre les liens
des vrais citoyens.

nous vivons dans la chasteté,
dans l’humilité
dans la charité.
fidèles à nos rois,
nous respectons leurs Loix,
et celles qu’à dicté /sic/
pour l’humanité
la divinité.

s’il est des frères malheureux,
nous avons pour eux
des coeurs généreux :
touchez de leurs besoins,
par les plus tendres soins,
en dignes francs massons,
nous les consolons,
nous les soulageons.

nous ne tolérons rien de bas,
un juste compas
règle tous nos pas.
le crime et ses noirceurs
ne souillent point nos moeurs,
nous fuyons tout excez,
même en nos banquets,
malgré leurs attraits.

c’est assez nous justifier,
on aime à crier,
laissons abboyer.
c’est autant de perdu ;
rien n’emeut la vertu,
amis, plus de raisons,
ne nous défendons
qu’à coups de canons.

venerable, soutenez nous,
frères armez vous,
unissons nous tous.
bourrons, tirons, corbleu,
allons, feu, triple feu,
après de tels exploits,
l’envie aux abbois
recevra nos Loix.


Transcription à la lettre de l'écrit du XVIII ème siècle



Bien sûr, il resterait à authentifier définitivement l’appartenance de ce poème aux oeuvres de Favre : je laisse ce soin aux spécialistes, me contentant ici de donner la référence précise : Oeuvres de Saint Castor, volume VI, pages 167-173 de la pagination manuscrite (manuscrit 25 (6) de Montpellier).


Yves Gourgaud, mars 2010


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mercredi 24 mars 2010

A. del SOURELH : JOUVOS MESTRESSOS - 1913 - Escolo Moundino

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Magritte



JOUVOS MESTRESSOS

Embelinairos sount las drolos
Qu'al tour de vingt ans, à p'r aqui,
S'en van galoupa, farivolos,
Ardidos e l'aire couqui...
Braves gouiats cercant mestresso,
Un journ, pe's camis souloumbrous,,
Las culissetz, flous de tendresse;
E, lours galants, que setz urous!...

Car, frescos, escarravilhados,
Las migos de vingt ans
An carressos, d'amour, floucados,
Qu'enivron lous galants...
E lours avansos amistousos,
Per pla passa lou temps,
Aisidoment sount engajousos
Coumo un sourire del printemps !...

E las aimatz coumo un terrible,
Voulent que n'ajon que per vous,
Per vous tout soul, qu'es pas poussible
D'èstre mai sot ou mai gelous...
E, risco d'en veni per èstre
Un vièlh tirannas, las tratatz
Coumo s'en siatz l'absoulut mèstre,
Taloment que las desiratz...

Car, frescos, etc...

0, mes la flou qu'aviatz causido,
Que cresiatz la flou del bounur,
Dins vostres degts es lèu blasido,
Car l'amour n'as res de segur...
La jouvenso, se nou ie paro
De perlounga sous bous mouments,
Fug à galop, sens crida garo
E prene de mainajoments...

E, frescos, escarravilhados,
Las migos de vingt ans
A caressos, d'amour, floucados,
Qu'enivron lous galants...
E lours avansos amistousos,
Per pla passa lou temps,
Aisidoment, d'èstre engajousos,
Passon, èi-las! amb lou printemps!...

P'r acô, de las primos mestressos
Rèsto un souveni sens parèl;
E l'on raivo de lours caressos
Coumo d'un vi blous e vermèlh
Que siaudoment ennairo l'amo,
Quand, sounco, en enmagenaciui
Pus tard, des plasés de madaino
Poudetz cerca las sensacius...

Car, frescos, escarravilhados,
Las migos de vingt ans
An caressos, d'amour, floucados,
Qu'enivron lous galants...
E lours avansos amistousos,
Per pla passa lou temps,
Aisidoment, sount engajousos
Coumo un sourire del printemps!...



A. del SOURELH

- 1913 -
Sur La Terro d'Oc
Escolo Moundino
de Toulouso




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lundi 22 mars 2010

Giuseppina Amodei : testo bilingue Calabrese - Italiano

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Poésie bilingue en dialecte calabrais avec traduction en Italien ! Une première dans Marsyas, la calbre est un pays comme la Provence & surtout Marseille, où les reste d'une culture grecque classique sont encore très présents. Dans cette poésie, en dialecte de Reggio di Calabria, une ode au passé au présent masi surtout à ceux ,qui nombreux ont du quitter le pays natal!


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Dinnu ca simu i figghi furtunati
'ndavimu u suli pe' pani profumatu
e u mari duci pe' stutari a siti

Dinnu ca stu profumu gersuminu
chi s'imbrischia cu rrangia e cu limuna
fu 'mpastatu cu nostru stessu cori

'Ndi dissiru co turcu e lu normannu
u grecu l'armenu e u bizantinu
ficiru razza pura da bastarda
e ca li nostri 'ntinni du penseru
'ndannu u poteri i sgrancinannu a luna

Ma nugghu 'ndi 'nformau ca simu stati
da sempre ttraversati e 'ntrappulati
da vortici da timpa e da tempesta
ca simu criaturi scarsi e nudi
e 'ndi sfrattaru da lu nostru tajiu
da li casi di rocca e di sdirrupu

E ccussì suli suli 'ndi 'ndi jimmu
intra a rrughi di strani - nui straneri -
chi nostri testi all'aria e a nostra voria
e sperti e muti sempri in cerca in cerca
i chigh'urtimu mmorzu i poesia
chi nnughu mai lu potti 'mpastoiari
chi nnugghu stuta e nnugghu po' llordari
mancu li vuci chi s'incappucciaru

Ora 'mpastammu a nostra crita duci
ca crita carda du rrestu du mundu
ora potimu diri ca sapimu
quandu cocchiunu parra du doluri
ma non volimu fari na bandera
ma non volimu fare na bandera.

Reggio di Calabria


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Calabresi

Ci dissero che siamo i fortunati figli
che hanno il sole per pane
ed il mare per spegnere la sete

Ci dissero che il profumo
di arancio e gelsomino
sono stati impastati con la pelle
del nostro interno sentire

Ci dissero perfino che l'arabo il normanno
il greco il bizantino
fecero razza pura da bastarda
che i nostri filamenti di pensiero
hanno il potere di graffiare il cielo

Ma nessuno informò
che siamo da sempre attraversati
da Vortice e Tempesta
creature dalle vesti stracciate
sfrattate
dalle case di roccia e di dirupo

Così siamo andati
nei vicoli stranieri
con teste altere
portando il nostro orgoglio
di vagabondi silenziosi
cercatori insaziabili dell'unico
spicchio di poesia
non ancora ingabbiato
non ancora sporcato
dalle squallide lingue incappucciate

Adesso che abbiamo impastato
la nostra creta con la creta del Mondo
potremo dire di essere
tra coloro che comprendono il dolore
senza farne bandiera.



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dimanche 21 mars 2010

André Chamson : poésie bilingue Provençal - Roumain!

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« Raiòu* per lou sang, Prouvençau per la pouesìo, Francés per la rasoun »

(* Raiòu = Cevenòu)


Es atau que se definissio Andriéu Chamson (1900-1983) alquau la revisto Lou Felibrige counsagro un article sinhat per Louïs d’Andecy, Mèstre d’Obro.

L’autour preciso ben pel grond public qu’Andriéu Chamson es lou paire de Frederico Hébrard, la roumancièro espouso de l’actour Louis Velle.

L’article es entitoulat « Andriéu Chamson » e souto titoulat : « Ome de letro engaja dins toùti li resistènci. »

Es un article biougrafique mai que mai que vau pas repeta pel menut. Noutarèi eici pamen que foundè la Brigado Alsaço-Loureno ambé Malraux. Al generau de Lattre que s’espantarò de veire tant de Proutestants dedin sas troupos, respoundrò : « Moun generau, acò’s eisa de lou coumprene, bailejas uno armado de voulountàri. »

D’àutri faguèrou uno auto chausido. Moubilisat quauques mes daprès dien l’armado de la Franço libro, Robert Lafont desertè.

Proutestant dinc un païs catoulique, resistent dinc un païs oucupat, felibre dinc una Franço jacoubino, Andriéu Chamson escrivio :

« Moun umanita la mai simplo caup tout entiero dins aquéu mot « resista », dins aquéu mot ai desbubert touto moun afiscacioun pèr lou poueto de Maiano. »

Supausi que belcop de vàutri sabet qu’escriguè « Roux le bandit », lou rouman que lou faguè celebre à 24 ons. N’escriguè d’àutris en francés e fouguè recebut à l’Acadèmio Franceso en 1956. Lou jour de sa dintrado, i diguè glouriousomen de vers de Frederic Mistral.


Soubre soun espaso d’academician, faguè escalpra : « resista », en lengo d’o.
Mas çò me desplai de parla d’un escrivan ou d’un poueto sèns lou cita.

Vaqui de troçs d’un de si pouemos que pareguè també en revirado roumaneso :



Lou Cant de la revengudo


Aro, fau revira devers la vido.
Dins lou bourboui, la primo vai greia.
Vese mounta la lus esbalausido
Que li soulèu d’ivèr an coungreia.

Sus lou camin que mestrejo la coumbo,
Dins un esbléugimen, me siéu cala,
E vese plus, mounte que moun iue toumbo,
Que flour d’amelo e que flour de lila.
Tout en un cop, la flourido enaurado
Dins li bartas escampo sa belour,
E li poumié, sus l’enclin de la prado,
De larg en larg, fan de rodo de flour.

Que siegue bluio o rouginello o blanco,
La flour grasiho is aubre vertadié
Coume au fougau d’ivèr lou fiò de branco
Beluguejavo au mitan di landié.

Quaranto cop ai vist toun espandido ,
Dins l’espèr, lou bonur… e noun jamai
Sus mi bouco t’aviéu tant bèn sentido,
Farandoulo de mars, d’abriéu, de mai.

T’ai vist au tèms qu’ère dins la mountagno
Un cadelas ’mé lis àutri garçoun,
Que trevavian pèr li baus e li sagno
Dins li rebaus jitant nosto cansoun.
……………

Mai, au jour d’uèi, ta sabo s’amoulouno
Dins li rampau pèr lou ferre estrassa,
E ti flour fan li proumiéri courouno
Sus li toumbèu di sóudard matrassa !

Mai que lou dòu es grèvo la memòri !
Li qu’an toumba soun mort un cop de mai
Quand sian tourna, dins l’estiéu sènso glòri,
Vers lis oustau que reveiran jamai.

Jamai pamens, tèms nouvèu, tèms de primo,
Ai regarda coume regarde vuei
La carnacioun e l’agriero encaro imo
D’aquéli flour qu’escampo toun ourguei.

Jamai, jamai, dins li tèms d’alegranço
Ai regarda coume regardarai
Tou gau greia dins la desesperanço
E toun ordre mounta sus lou varai.


Vaqui de trouçounets de la revirado roumaneso :

CÎNTEC DE ÎNTOARCERE

Iată că trebuie să te întorci spre viaţă.
În mlaştină, primăvara va încolţi.
Eu văd cum urcă lumina orbitoare
pe care soarele iernii a îngramadit-o.
….

Fie albastră sau ruginie sau albă,
floare se aprinde în arborii care renasc
precum iarna, focul ramurilor
Scînteiază în vatră.
…………..

Niciodată, niciodată, în vremuri de veselie,
eu n-am văzut, cum o voi vedea,
bucuria ta cîntînd peste deznădejde
şi disciplina ta înalţîndu-se peste dezordine.



Sur une idée & une tradction roumaine d' Alan Broc

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vendredi 19 mars 2010

Michello Craponne & Li Pimpinello : dissate proumié de Mai (pub associative)

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Li flour de la primo

Vous counvide à n'en veni descurbi quauquis uno e n'en tasta quauquis alestimen, lou dissate proumié de Mai ( lou tantost) à Castèu-Nòu-de-Gadagno: saren au jardin, à coustat d'Akwaba, 500 camin di matousso.

Es l'assouciatioun « Li Pimpinello » ( que n'en siéu la clavarello é lou pivéu) que ourganiso dous cop l'an uno rescontre per li jardinié afouga, e per li curious; aqui podon escambia: plantun, grano, óutis, counséu, ajudo.



Se voulès ren escambia,vous poudès veni proumena, tasta à ma cousino-fèro. I aura perèu uno presentacioun d'espaventau ( sares li benvengu s'aduses lou vostre !), e de jo e d'animacioun per li drole. L'intrado ei d'à gratis. Em'aco vous pourrès refresca à la begudo, e manja de pastissarié.
A vespre, pourrès soupa en musico emé uno cantarello que ié disoun « Flour » e uno fanfaro « Pipo for People »; S'avès besoun d'entre-signe,me poudès souna o m'escriéure ( lou cap-redatour de Marsyas 2 vous baiara moun adreisso eleitrounico)

N'en proufiche per vous anouncia que per lou 3 d'óutobre alestissen uno autre acampado que se debanara au Castèu de la Capello, à Castèu-Nòu-de Gadagno, e i'aura un fube d'espousicioun: boutanico, tablèu, de couferènci, e faren meme uno grando plaço à la culturo Prouvençalo. Vous n'en dise pas mai per aro, n'en parlarèn un autre cop!


le lien de l'association Les Pimprenelles (en cliquant ici)

Michello Craponne
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jeudi 18 mars 2010

Beziès : CABALCADO DEL 7 MARS 1872

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Quelques mois après la capitulation de Sedan & après la Commune ; ce texte très curieux, hors d'âge, viscérallement anti-allemand.
Ecrit dans la plus pure tradition de la langue parlées alors à Béziers,ce texte est étonnant, il préfigure la Boucherie de 14-18...


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CABALCADO DEL 7 MARS 1872


DISCOURS RIMAT

Bendut per lous Membres del
CERCLE DE L'UNIOUN



Al proufit de la Souscription Natiounalo



Damos, Messius, salut. Se bey sen sus la plasso,
Es pas per lou plasé de béni fa paillasso ;
Aben pas per aco nostre cor prou jouious ;
Cal pot rire en bejen souti pais malerous!
Digus prebesio pas, O tus, Franço tant bèlo,
Que berios dins un jour eclipsa toun estèlo.
Es pas pla len lou tens oun, daban toun succès,
Lous poples, tous besis, te baïsabou lous pes.
Alors eros l'efan gastat de la Bitouèro ;
Sus toun leyt de laouiès, sul couyssi de la glouèro,
Dourmissios à l'abric de toun tarriple bras ;
Cap de tous enemich se remenabo pas.
Mais un jour, jour maoudit! uno tarriplo guerro
Benguet te rambersa coumo fa lou tounerro
Quant derrabo d'un cop un chaine de cent ans,
Aytal te maïssounet may de cent milo e fans.
Et Paris affamat en droubiguen sa porto,
Te ramberset pel sol, sanglanto, miejo morto.

Sedan

Pey la pes se faguet, à quane pris gran Dious !
Sans counta lous affrouns, las humilialious,
Cinq millars à paga, dos proubinços perdudos,
Et ço qu'encaro ran las counditious pus rudos,
Jusquos al pagamen, hoirn'ou ! proufanatiou !
Dins sieïs departamens un cors d'occupatiou !
Lous Francèses, Messius, que sou sus la frountieiro,
Bèsou daban sous els uno armado estrangeiro,
Per la lè del pus for encaro sou fourçach
Dins sous propres oustals de nourri de souldach.
Ah ! se sabias de qu'es cant un souldat ibrougno
(Crèbi que d'y pensa de racho, de bergougno)
Dis al Payré : Meinn-her, ta fillo me coumben ;
Ay moun sabre à la ma, me coumprénes, baï-ten !
Loù Payre que pot pas suppourta tant d'aoudasso ,
Qu'es Francès aban tout, saouto sus la pigasso,
Aban que lou Prussien se sègue rebirat
D'un cop al mieeh del froun pel sol es espatat.
Lou Payre es-dins lou cas d'uno justo defenso,
Mais lou juche Alleman prétend, dins sa sentenço,
Qu'el a tort, qu'à coumés un lache assassinat ;
Cinq minutes après lou paoure es fusillat.
A moun abis, sega, crézi qn'es pas poussible
Qu'on posque suppourta de destin pus hourrible ;
Bézou pas lou moumen que seroou delibrach
Des michans tratamens d'aqueles selerach.

Les antis "Boches" primaires

Suppousas qu'à Beziès, pertout dins las carrieiros
Bejesses des Prussiens las figuros groussieiros,
Lou regar insoulen et lou geste brutal,
Esprès fa rabala sul pabat lou bancal ;
En passan ensulla las fennos et las fillos,
Pointa lou deshounou dedins bostros famillos...
Oh nani ! pourias pas ou beïre de sang frech ;
La racho bous fario rousiga lous pougnech ;
Pey dedins bostre oustal carrio loucha de troupo ;
Sérias mêmes foursach de l'y fayre la soupo,
D'y bayla bostre leyt, à taoulo lous serbi ;
A bèles farradach lampaïoou bostre bi.

L'Europe après 1870

Quane bel jour, Messius, cant dins bostro impatienço
Per baoutres sounnio l'ouro de delibrenço ;
Quant del leban al nor, del miechour al couchan,
Berias tout lou pais, ambé lou même ban,
Per paga la rançou qu'exiget sa ribalo,
Founda la Souscription de l'obro Natiounalo,
L'or que se dounara sabès qu'es destinat
A cassa l'Alleman de l'endrech occupat.
S'ourganizo pertout Cabalcados et Coursos ;
L'appel es gêneral, coumpren toutos las boursos;
Paoure porlo toun soou, in riche, tous escuch ;
Grosses et pichoch douns seroou pla ressachuch.
Franço, toun defaous esd'estre trop generouso ;
As toujour ajudat uno sœur malérouso;
Maïnachejabos pas toun or ni tous souldach ;
Mais as, per toun malheur, trabaillat per d'ingrach,
Quant en cinquante noou madame l'Italio
Ressachet de ta ma touto là Loumbardio.
Sans tus, moussu l'Anglés, cinq ans aparaban,
Ero mes en dérouto al baloun d'Inkerman,
Lou saoubèros aqui d'uno bèlo fretado ;
Et quant eles t'oou bist meurtrido, desarmado,
Quant debioou te pourta lou secours de soun bras,
T'oou laissât toutes dons dins un grand embarras.
Per lou tems a beni permet que béy tou digué,
Souhaiti que per toujour la lihou te serbigue :
Nou ! t'occupes pas pus de redressa lous tors;
Tant pis per tous bezis quant seroou pas prou fors.
Aro per toun hounou, cal que te saoubes soulo ;
Conto que tous éfans bendroou toutes en foulo
Pourta l'or et l'argea, acos lou soûl mouien
Que te réussira per cassa lou Prussien.

Bismark

Lous qu'abés pas donnât moustra-bous généreuses ;
Donnas per delibra lous paoures malerouses
Que soufrissou la mor, y a tout aro dous ans,
De pourta dessul col lou pe des Allemans.
Dounas, dounas toujour, dins l'obro natiounalo
Cal pas se prébale d'uno oupiniou ribalo;
Dounas per delibra la Franco d'aquel flèou ;
De que fa 1'oiipinioun, de que fa lou drapèou, ;
Que segue rouge ou blan, boun inquiètes pas gayre ;
Un efan a ban tout deou secouri sa mayre.
Sans doute toun budget perdra de soun aploun
Se cal fayré ambé d'orso qu'à pas fach lou ploun ;
Et beyras l'Alleman que l'interès gouberno,
Empourta, tous millouns al touns de sa caberno.
Mais nous rappelaren tout so que nous a fach
L'Allemagno en lachan sus naoutres sous souldach.
Des crimes qu'oou coumés gardaren la memouéro.
Aouren per lous fletri lou poutéou de l'Istouéro,
En attenden qu'un jour la justice de Dious,
La fague mettre al ban de toutos las nacious.
Et se jamay besès en roun sus nostros places,
Aqueles musiciens carrach, à larjos faços,
Fendre per musica trombonos et pistouns,
Bous y troumparés pas, es aoutan d'espiouns
Embouiach per Bismark ; se demandou l'aoumorno
Un geste suffira.... Per aqui l'on s'entorno.
Bous boou fayre couneisse en feniguen, Messius,
La coumunicatiou del gran Nostradamus,
Moun counfraïre citât per legi dins lous astres.
En bejen sul païs foundre tant de désastres,
Bourguet saoupre se Dious lous farrio lèou feni,
Et per yeou counsultet lou libre d'abeni.


Nostradamus

« Alcofribas, m'adich, dejal'ouro s'abanço
« Que déou fayre cessa lous maleurs de la Franço.
« La Guerro la meltet à dous dech de la mor ;
« Mais se relebara graços à soun effor.
« Que mette sans regret sa bourso à foun de calo ;
« Que porte soun argen à l'obro natiounalo ;
« Francèses dounas dounc, pourtas d'un cor jouious,
« Lous homes bostre argen, las fennos lous bijous,
« La Franco del toumbèou soullebara la peyro,
« Guerido la beirès quitta la serpeilleiro ;
« Forto, grande, sera, per ordre del destin,
« Lou remors éternel desoun lâche assassin,
« Et sul libre ay legit uno marco certaino
« Qu'y fara randre lèou l'Alsaço et la Lorraino.

Ainsi Damos, Messius, despacha-bous, dounas,
Perque Nostradamus aoumen se troumpe pas,
Se dounas un paou may, debançarès l'epoco
De l'accoumplissimen d'aquel bel oroscopo.
Uu darniè mot enfin ; bous boou dire moun but :
Ay fach aquel discours per paga moun tribut ;
A moun paoure païs, se bous l'ay fach entendre,
Cal que me lou croumpès, et benen bous lou bendre
En ne dounan cinq soous, me pagas moun trabal,
Ne coumbèni, cinq coch pus care que non bal ;
Mais l'intentiou fa tout, ou coumprenés d'abanço,
Donnas dounc sans counta, delibrarés la Franco.



X.... MEMBRE DEL CERCLÉ.



Béziers, IMp. DELPECH.

mardi 16 mars 2010

Jan-Pèire Sichère : BELUGO - Bilingue Provençal - Français

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Deuxième présentation du poète de Villeneuve les A., sur une idée de Mario Nadalo Dupuis...



BELUGO

( Médaille d'argent : Jeux Floraux de Toulouse 2008)

Dedins lou fougau mounte cremo
Uno branco de castanié,
lé petejo lou bos alègre !
lé petejon li forço vivo
Escoundudo dins li founsour
De la naturo incouneigudo
Qu'em'estrambord se libèron
En ufanous fiô d'artifice.

Que belugueje la vido.
Que belugueje l'amour !

Dins un cèu nègre dôu mes d'avoust
Soun de lusido fugidisso
Que sourgisson de l'estelan
E raion d'un grand tra de lume
La soumuro qu'es sènso fm,
Espérant li sou vêt d'amour
Di calignaire embessouna
A la calo dins li baragno.

Que belugueje la vido.
Que belugueje l'amour !

Dins l'aigo morto de la mueio
A travès lou fuiun di sause
Lou lusent rebat dôu soulèu
Que boulego à l'aflat dôu vent
Semble un oucean de brihant.
Tambèn, voudriéu sèmpre para
Toun pitre dous e blanquinèu
D'aquéli belugo d'argent.

Que belugueje la vido.
Que belugueje l'amour !

Clina dessus ta caro tèndro
Mirant dins ]ou founs de tis iue
lé vese milo belugueto
Que me pougnon e lèu me cremon
E que, d'à cha pan, me tremudon
En tisoun que s'escoumbouris
Fin qu'en escapant si cafiô
lé perigue en garbo de fié !

Que belugueje la vido.
Beluguejo moun amour !


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Toro de Feu - Mexique



Etincelle

Dans le foyer où brûle
Une branche de châtaignier
Crépite le bois, joyeux !
Y crépitent les forces vives
Cachées dans la profondeur
De la nature inconnue
Qui se libèrent avec enthousiasme
En merveilleux feu d'artifice.

Qu'étincelle la vie
Qu'étincelle l'amour !

Dans un ciel sombre du mois d'août
Ce sont des lueurs fugitives
Qui surgissent des étoiles
Et raient d'un grand fraiî de lumière
L'obscurité qui est sans fin,
Attendant les souhaits d'amour
Des couples d'amants enlacés
A l'abri des haies sauvages.

Qu'étincelle la vie
Qu'étincelle l'amour !

Dans l'eau morte de la mare
A travers le feuillage des saules
Le reflet luisant du soleil
Qui bougent à la caresse du vent
Ressemble à un océan de brillants.
Aussi voudrai-je toujours parer
Ta poitrine douce et blanche
De ces étincelles d'argent.

Qu'étincelle la vie
Qu'étincelle l'amour !

Penché sur ton visage tendre
Regardant au fond de tes yeux
J'y vois mille petites étincelles
Qui me piquent et vite me brûlent
E qui, peu à peu, me transforment
En un tison qui se consume
Jusqu'à ce qu'échappant à ses chenets
Il y périsse en gerbe de feu !

Qu'étincelle la vie
Étincelle mon amour !

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dimanche 14 mars 2010

Capèu Jan Ferrat

.

Je n'ai jamais aimé ce que certains voulurent qu'il soit, Il leur fit un pied de nez , en étant, loin de ceux là & de eux,

Gramaci Mestre Ferrat


Jean Ferrat - Nuit et brouillard
. -


Sèrgi G.

PICHOU GLOUSSARI PIEMOUNTÉS : Alan Broc

.


A parti d’esemples beilats dien d’estùdis lenguistiques* èi fach aquel pichou gloussàri de mots piemountés. N’èi pres quauques uns també dien la revisto « Alp ».

(articles : « Le piémontais et sa place parmi les langues romanes » Jean-Luc Perrini, « Ël piemontèis e sò pòst trames a le lenghe romanze stataj » Bruno Villata, « L’identità del piemontese nell’ ambito delle lingue romanze)


Alan Broc


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Coumo prounouncia :

a, e, ò, i coumo en lengo d’o

ë coumo dien lou francés « le »

eu coumo en francés.

Las ditoungos aun toujour un accent quand soun tounicos : ài, àu, òi

Lou soun /u/ s’escrieu « ou, u, o » segoun li sistèmos.

Per moun pichou gloussàri èi chausit « u ».

E dounco lou /ü/ l’escrivi « ü ».

(Persounalomen prefèri lou sistèmo ammé « ou » mas coumo las counsounantos aun un sistèmo pulèu italiô, crezi mai simple d’avedre un sistèmo mai italiô per lei voucalos. E puèi, la noutaciou « u » del /u/ es prou internaciounalo.)

-n se prounoùncio coumo dien la lengo d’oc l’-n de « primièromen, la fount ».
Mas en piemountés se pot trouba dinc un mot : « la lenga catalan-a »

R se roudelo ou pas, coumo d’uèi en lengo d’o.

V, S, SS se prounoùnciou coumo en francés.

C, CH, G, GH, J, Z se prounoùnciou coumo en italiô.

CC e –GG se prounoùnciou benabèl coumo « CH » e « J » en lengo d’o.

SC se prounoùncio coumo en givoudanés.



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PICHOU GLOUSSARI PIEMOUNTÉS

(Traduction auvergnates en regard)


Abril : avril
Admetre : amëtte
Aganta : ciapé
Amic : amì
Amigo : amìa
Arange : purtigal
(coulour) d’arange : grusun, giàun purtigal
Autar : autar
Aute : àut®
Auèi : heuj
Aure : arbra
Avèsque : vëscu
Avedre : avèj

Blu : bleu
Blugo : bleuva
Boun : bun

Cendre : sënner
Chabro : crava
Chandelo, candielo : candèila
Chansou : cansun
Chapouta, trissa : trié
Chatau : cabial
Chastèl : castel
Chaud : càud
Chavalier : cavajer
Chi : can
Cent : sent
Cigalo : siala
Clau, clavo : ciav
Clavèl : ciò
Cô : can
Coumprendre : capì
Cop : vira
Cor : cheur
Couloumbo : culumba
Croutz : crus
Cuèisso : cheussa
Cuèit : cheuit

Dedau : dial
Dit : dit
Douç : duss
Doulour : dulur
Drapèl : drapò
Dur : dür

Estrèit : strèit

Fach : fàit
Facil, facille : fassil
Falcou : farchët
Faure : furgiarun
Faus : fauss
Fèbre : frev
Fedo : fèja
Fenno : fomna
Fèsto : festa
Fioc : feu
Fizanço : fiüsa
Flour : fiur
Fournigo : fürmìa
Freid : frèid
Fueio : feuja
Fum : füm

Gaire : vaire
Ganha : vagné
Gèl : gel
Gingivo : zanziva
Glaço : giassa
Goulo : gula

Ilusiou : ilüsiun
Imoubil : imòbil
Iòu : euv

Jaune : giàun
Jouve : giuvu
Julhet : lüj
Junh : giügn

Lach : làit
Laus : lode, làuda
Lèbre : levr
Legi : lese
Lèi : lèj
Loungo : lunga
Loungos : lunghe
Loup : lüv

Madur : mür, madür
Mai : pì
Maire : mare




Nalt : nàut
Nascut : nà
Nebout : nud, anvud
Negre, nigre : nèir
Niòu : neuv
Nouiri : nürì
Noutz : nus
Nueit : neuit

Obro : euvra
Ome : om
Orle : burdüra
Ouctobre : utùber
Oumbro : umbra
Ounch, oungit : ùit
Ouro : ura

Paire : pare
Pè : pe
Pebre : pèiver
Pèiro : pera
Persec : persi
Pichou : pcit
Plumo : piüma
Piau : pèj
Prendre : pijé
Puèi : peuj

Razou : rasun
Redde : rèid
Refresca : arzenté
Rodo : rua
Roso : Reusa
De rosos : reuse
Rouje : russ

Salt : sàut
Salta : sauté
Senatour : senatur
Senhour : sgnur
Nouste Senhe : NusSgnur
Sic : sech
Sico : sëccha
Sièi : ses
Sir, sero : sèira
Soubre : dzura
Soubtomen, sute : sübit

Tèbi, tèbie : tëbbi
Tieulat : tèit
Tielo, tiago : tèila
Trouba : truvé

d’Uèi : heuj, al dì d’ancheuj
Uèit : eut

Verd : verd
Verdo : vërda
Vezi : vzin
Vote : vut
Voutz : vus



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Lis articles :

lou, la : ël, la
li, las/lei : ij, jë /j’

Li prounoums persounaus :
Ieu, tu, guel, guelo nàutri/nautres, vàutri/vautres, guéssi/guéchi/
eles, guessos (…)
Mi, ti, cël, cëlla nui, vujauti, lur

Lou prounoum persounau post-pausat, uno especificitat piemounteso :

(cël) a scriv : (guel) escrieu
am ëscriv : m’escrieu
a l’ha scrivüme : m’o escrit
a deuv scrivme prèst : dèu m’escrieure belèu
it parl dop : te parli daprès
i l’hai vursüje parlé sübit : èi vóugut li parla cossé.


Verbe èsse :

sèi, ès, es, sen, sèt, sou
i sun, it ses, a l’é, i suma, i seve a sun

Verbe avedre :

èi, as, o, aven, avet, aun
i l’hai, it l’has, a l’ha, i l’uma, i l’eve, a l’han


Verbe chanta :

chanti/-e, chantes, chanto, chantan, chantat, chantou
i cant, it càntes, a canta, i cantuma, i canteve, a chantu

Verbe legi :

i les, it léses, a les, i lesuma, leseve, a lesu

Verbe flouri :

flourissi, flourisses, flouris, flourissen, flourisset, flourissou
i fiuriss, it fiurìsses, a fiuriss, i fiurissuma, i fiurisseve, a
fiurissu.

Quaucos autros formos verbalos :

vas : it vas, dounes : it das, chantaves : it cantàves ; chantaras :
it cantras ; vos : it veus, podes : it peus, sabes : it sas, diziou :
a disìu, o saltat : a l’é sautà

Quaques reprouvèrbis piemountés :

s’a-i füssu nen tante feje a-i sarìu nen tanti lüv : se i avio pas tont de fedos, i aurio pas tont de loups

la fèja a-j fa tà tant ch’a la mangia ’l lüv cume ch’a la scanna ’l maslé : à la fedo acò li fai parier d’èsse minjado per lou loup ou escanado per lou mazelier.


Quaucos frasos inquèro :


Cos i fareune sensa sold ? : Qué faren sèns argent ?

It veustu ch’i-t cunta na stòria ? : Se vos que te counte uno istòrio ?
Cos a veul-lu a st’ura sì ? : Qué li vòu à-n-aquesto ouro ?

i l’hai vistla : l’èi visto
i l’hai visteje : lis èi vistos

Ij so vers a sun stàit püblicà për la prima vira an giügn : si vers sou estats publicats pel primier cop en junh


Türin


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vendredi 12 mars 2010

Peireto Berengier ; De flour, de flour !

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Les fleurs sont le sujet même du printemps, quand bien même l'hiver joue les prolongations, habituons-nous à cette idée de cycle de renaissance perpétuelle de la nature.
Mais une idée intéressante que nous lance la Majourale Peireto Berengier : Mangeons des fleurs..
.
!




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De flour, de flour !

Verai qu’es la modo. De flour, n’en fau de pertout. A tèms passa, li troubavian subre-tout sus li cadiero à bras e li raubeto mai, vuei, es mai que mai dins nòsti sieto que li fau.

Ah, li flour ! siéu pas contro, bèn au countràri. Mai quand legisse que i’a de lòngui tiero de gènt marca e qu’espèron pèr de cous de cousino à 68€, soulamen pèr ço que lou prougramo marco « langoustin i flour de capouchino », me demande s’es bèn resounable…

Se voulèn manja de flour, es pamens mai simple. En Prouvènço lou sabèn proun. Quau es qu’a jamai fa o dóu mens tasta li flour de coucourgueto en bougneto o bèn farçido. E quand vesèn tóuti lis acacia en flour, quet Prouvençau se dis pas “moun Diéu, tóuti li bougneto de flour que se perdon” ? Pièi, encaro, dins lou jardin, i’a toujour ço que dison « li marrìdis erbo ». Marrido, perqué ? Prenès l’eisèmple de la bourrage. Pas proun de sougna lou tussi, assajas de tasta si flour. Esquichas-n’en uno au bout de la lengo e vous creirés d’agué manja uno ùstri. Me cresès pas ? Assajas e veirés. E aquéli flour, talamen bluio, dins vosto ensalado, imaginas un pau lou poulit tablèu… e la bono sabour. Quant i flour de capouchino, segur que n’avès tóuti dins un vas e que vous coustara pas 68€, emai i’apoundegués quàuqui cambarot…

Poudès tambèn assaja d’apoundre un tisano de verbeno dins uno ensalado de fru (pessègue, pèr eisèmple) e vous liparés. La lavando, iéu me disiéu que devié douna uno idèio de sabouneto dins la bouco, pièi un jour assajère li glacet à la lavando, à la ferigoulo e au roumanin e tóuti tres m’encantèron. Li crouquet à la lavando soun tambèn un delice. E pièi, sian pas racisto e aman tambèn li famóusi vióuleto de Toulouso dins soun sucre. E lou sirop de vióuleto dins de vin rouge que vous fai un aperitiéu de paradis, l’avès tasta ?

Mai se tout acò torno de modo, fau pas óublida qu’a l’Age-Mejan fasien deja si dejuna emé de lavando e de bourrage… Noun avèn pas rèn enventa! Tout acò, lou sabèn de naturo au païs di flour e avèn pas besoun de paga lis iue de la tèsto pèr trissa quatre petalo rose o blu. Em’acò, bon apèti que lou printèms arribo emé sa farandoulo de floureto.


Peireto Berengier

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jeudi 11 mars 2010

Maximo Planudo : BIDO D’ESOP

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BIDO D’ESOP



per Maximo Planudo



la vie d'Esope en Français

D’autris an estudiat la naturo de las causos humanos e n’an trametut la couneyssenço a la pousteritat; mes quand Esop a toucat a la scienço mouralo, semblo que qualque diu li ajo balhat soun souffle e que damb’el ajo surpassat de pla len grand noumbre d’aquelis. Nou es en effet per de preceptes, ni per de razounomens, ni per l’esperienço que se poudio tira de l’historio des temps passats, mes sounque per l’ensenhomen de la fablo qu’enbelino les esprits d’aquelis que l’entendon, talomen qu’an bergounho de fa ou de pensa ço que nou fan ni penson les auzels ni las mandros, e arreyre de neglija ço que la finto, bol que gayre-be toutos las bestios acoumplisson ta prudentomen; de maniero que las unos se gandisson de perils menaçants, las autros ne raporton belcop d’utilitat dins l’oucasiu. Aquel douncos que proupausec sa bido per moudel a la republico des filosofos e que filosofec may en attes qu’en paraulos, nasquec a Amorio, ciutat de la grando Phrygio. La fourtuno en fasquec un esclabo. Aco’s pr’aco que me
semblo ta bel e ta beray le dittat de Platou dins Gorgias: may que may, ça-dis, soun countrarios entre elos la naturo e la ley.
La naturo, en effet, abio rendut libre l’esprit d’Esop, mes la ley des homes abio plaçat soun cors dins la serbitudo, sense poude saquela courroumpre la libertat de soun armo. Encaro que trametesso soun cors en dibersis locs e l’oucupesso a differens tribalhs, nou pousquec saquela trespourta Esop metis foro de sa demoro propro. Coumo se n’abio pas suffit d’esse esclabo, fousquec encaro le pu difforme de toutis les homes de soun tems, dan le cap pounjut, las nasicos sarrados, e le col toussut (tourçut), ero pouterlut, negre (e d’aqui gazanhec soun noum d’Esop, ço metis qu’Etiop), pansut, canhous e boussut; talomen que, per l’orro formo de soun cors, surpassao beleu le Thersito d’Houmero. mes ço que y abio de piri en el, ero que parlao
difficillomen e d’uno bouts escuro e mal articulado.

Tout aco semblo abe destinat Esop a la serbitudo; car sario estat estrange qu’amb’ un cors ta mal ingert, ajesso pouscut escapa al fialat de l’esclabatge. Mes amb’ un cors fayt atal, la naturo i dounec un esprit tant e may lurrat e urous en touto sorto d’inbencius. Coumo ero dounc inpropre a las oucupacius doumesticos, soun mestre
l’embouyec foutja le camp. Atal retirat, s’aplicao jouyousomen a soun tribalh. Un joun que le mestre tabes ero bengut al camp per fa l’inspecciu des oubries, un pages i pourtec un present de figos parfetomen cauzidos. Le mestre, que se delettao de la beutat d’aquelo fruto, coumandec a soun ministre Agathopo que las gardesso per las i
serbi aprep le banh. Aco reglat atal, Esop benguec a dintra dinsl’oustal per calque necessitat, e Agathopo, agantan l’oucasiu, se counselhec atal d’amb’ un soun coumpanhou: se bos, ça-diguec, nous assadoulharen d’aquelos figos, qu’en dises ? e se nostre mestre las reclamo, attestaren qu’Esop es dintrat dins l’oustal e las a manjados
a l’amagat; e sur aquelo foundomen beray, qu’es dintrat dins l’oustal, bastiren fosso messourgos. Car un nou pouyra res contro dous, amay que, sense probos, nou gauzara tant soulomen chita.

..........

Quand douncos le mestre trounec dal labadou, e , demandan las figos, aujisquet qu’Esop las abio manjados, tout encoulerit le mandec querre, e ta leu bengut i quirdec: digo-me, execraple, m’as talomen mesprezat qu’as gauzat dintra dins el frutie e manja las figos que m’abion preparados ? Esop, es bertat, augissio amay coumprenio, mes de cap de maniero nou poudio parla, a causo de las trabos de sa lengo. Quand endeja l’anaon flagella, e que sous acusatours insistaon pu fort que
jamay, se prousternec as pes del mestre, en le pregan que l’esperesson un pauc; bitomen s’en anguec querre d’aygo tebeso, la bebec e s’enfouncec les dits dins la bouco, mes nou regalec sounco d’umous, car ero encaro deju. Demandao tabes que les que l’acusaon fasquesson ço metis, per que se manifestesso quin’ ero le qu’abio manjat las figos. Le mestre, admiran le biays d’aquel home, coumandec as autres qu’au fasquesson atal. Elis saquela pensaon pla de beure l’aygo, mes la boulion garda dins la boltos de la maysselo, sens bouta les dits dins la garganto. Mes ambe peno coumençaon de beure, quand le fasti de l’aygo tebeso sus pots i fasquec regala la fruto. Le mestre ajan atal daban les els la caloumnio e la maliço de sous ministres,
coumandec que fousquesson flagellats tout nuds. Elis couneysseron alaro la bertat d’aquel dittat: le que paro d’enganos as autres, se fabrico de mal a el metis sens’ au sabe.



une idée d'Alan Broc


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mercredi 10 mars 2010

J Boillat : Lou Loù qu'à vira sa pos - 1910

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Cette poésie populaire , vulgairement appelé patoisante , est pour moi une des plus belles, même si le fond & la trame du texte sont banals ; mais la langue vraie, celle du "brès" est là, vivante à l'état latent prête à rejaillir pour revivre avec fougue...




Lou Loù qu'à vira sa pos


FABLO

Un ouvergnas dinavo a l'hôtel dè Couder,
A chaco pla, clianjavoun dé couver ;
Noste gavò qu'aquel sénodi agasso,
Dis ou garçoun èmbé soun plan bagasso :
— Sïou plet ! sïou plet ! Laissas mi tout àcô,
Pas tant d'assièto, un paou maï de fricò.
Ièou dise i gèn que vantoun tant sa marchandiso ;
Pas tant dé maïsso, un paou maï dé franchise.

Un Loù que poudié pa cassa que dé rescos, Car avié pas lou soou per acheta 'n port d'armo, Ero souvèn à jun, crégnissié Ii gèndarmo Et péchaire, aviè pas que la pel et lis os.

Bigot nous dis qu'un jour, dessus li bord d'ou Vistre
Aquel Loù végué 'n chin, chanja coumo un ministre,.
Ôras coumo un porc et coufle coumo un bouc,
Se faguèroun ami ; lou chin digue ou Loù :
— Vénès servi 'mbé iéou, aven bono fricasso,
Ourès papus bèsoun d'estre toujour èn casso,
Venes, sérès countèn :

Lou Loù ié dis : Ou vole bèn !
Eh caminan, faï ou dogo. — Uno taco,
Sé trove à voste col, dé qué diable es acô ?
Lou chin respon: — Es pa rèn, es un flo
Dé car morto qu'à fa lou coïe que m'estaco,
Que vous estaco ! et ïéou me voudrièn estaca !

Puléou la mort ! Non, non, ou vole pas !
Ni coié, nibridel, soun pa fa per moun moure,
Bonjour, pourtas vous bèn ! et zou se mes à coure,


Iéou aï toujour, aïma lou bïai d'aqueste Loù,
Trove qu'avié résoun et qu'èro plèn d'ounou.

En el toujour pènsave,
A soun sort m'èntéressave,
Avieï toujour vougu
Saoupre cè qu'èro dévèngu :
Un jour que n'en parlave à une vièio agasso,
Que vèï, que sa, que couneï tou
Et que lren èmbarasso,
Ici cé que digue à prépaou d'aquel Loù:
Resté caouqui mes sans rèn faïre,
Acô loyu gèinavo pas gaïre,
Mais coumo gap'navo pa rèn
Ero tou lou tèn
Sans lou soou et sa bédèno
Ero pu souvèn bouïdo que plèno,
Acô ianavo pas,s'énmaïgravo toujour,
A través sa pel, on vésié lou jour,
Ourié ben pouscu, faire coumo fosso,
En travaïéjan gagna caouqui soou,
Mais lou particuié, mis ami, èro un losso,
Que lou traval fa ié fasié pas poou :
Se décidé pamèn a éndaoussa la bardo,
Ou Moulin dé Candïa,
Que soun chin éro créba,
Se lougué coumo Loù dé gardo.
l'achétéroun uno cheïno, èmb' un pouli coïo,
Ie carguèroun,
Et l'estaquèroun
Ras dé la porto, ou pé dis escaïé :
Lou traval ero pa bèn dificile à faïre,
Es vraï que gagnavo pa gaïre
Mais la biasso mancavo pas
Et restavo toujour coucha:
Oussi din caouqui més la graïssso l'estouffavo,
Soun esquino s'espétavo,
Quan faï tant caou, ségu,
S'èro esta 'n plèn sourel. se sérié tout foundu
Et ce qu'ès rigolo, ou tène de l'agasso,
Qu'és uno patarasso,
Es vraï, mais que toujour vous dis la vérita
Es que lou Loù, quan ou moulin vésié passa,
D'ouvrié, que lou dimènche
Anavoun ou Vistre mouïa l'ènche,
Et pesca couqu'anguièlo et clous ou très sangar,
Ié cridavo, fénian! ivrougno! galavar !
Restas à voste oustaun, dé quès, que vénès faïre,
S'acò mé régardavo, ourias léou voste affaire.
Vous farieï mètre en prisoun,
Ou ié perdrieï moun noum.
Vénès ici manja vosto quinzèno
Et vostis ènfan soun toujour en peno :
En atènden el fasié pa pu rèn
Et la passavo bèn.



Sieï sur que couneïssès dé loù eoumo aquel losso.
lèou n'en vèse et n'aï vis fosso.
Lis énténdés crida, — Ièou farieï, iéou dirieï
Et pieï,
S'èmpougiioun uno bono plaço,
Rénégoun sis amis, ié fan mémo dé crasso,
Li tratoun dé fénian. dé voulur, dé vourièn,
Mai éli an J'a bono casso,
An lou vèntre plèn,
An cé qué cercavoun, és cé que vouïén.


J Boillat
De Nimes




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mardi 9 mars 2010

Mei Lesi par Louis ICARD de Grasse 1921 - (Extraits)

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Léon Gambetta


Une galéjade "électorale", tirée du Recueil :Mei Lesi de Louis ICARD de Grasse 1921, mais textes de la fin du XIXème siècle...


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EIS ELECTOURS DÒU VAR

Proufessioun de fe dòu Citouyen Lacataou

MEI CHER COUNCITOUYEN,

Que d'ami soun vengu tout exprés à l'oustaou
Mi dire, cado jour : « l'y a que tu, Lacataou,
Per sauva lou peis d'une ruino future
E doù houlversamen de touto la nature ! !
Mette ti sus li rang ! ! ta rare ferméta
Restablira ben leou l'ordré e la liberta.
La Franco es su lou bord d'un proufound précipici.
Per pousqué l'évita, réclamo toun oufici,
Noun lou réfusa pas, ou salut generaou
Sacrifio toun teins r même toun répaou :
Es lou cas ou jainai dé ti curbi dé glouaro,
E d'escriouré toun noum ou temple de mémouaro ».
Enfin m'en an tant dich que mi siou décida
E que vous réprésenti un nouveou Candidat ! !
Lacataou Candidat ? ? dira taou persounage
Dévengu caouquaren graço en caouque héritage.
Oui, Moussu, Candidat 1 que trouvas d'estounant
Quand tant d'aoutré déjà si soun mes su lis rang ?
Parcequé meis camiés soun pas de télo fino,
Parcequé su lou c.... n'ai pas uno faquino,
De noble sentimen mi crésés despourvu ?
E ben ! destroumpa-vous... mi manquo que d'escu !
Un autré mesprisant la lenguo dé soun pairé,
Parlant plus que francés per estre fin charrairé,
Vous dira : « Quel hourrur di voir un taou manant
" Qu'il veut-z-être par vous nommé Réprésentant ! "
Manant tant que voudrés, mai l'ougust'assemblado
N'aurié pas aquest'an séca tant de bugado,
Lou coumerço tamben marcharié pas plus maou,
Si touli lis Elu foussoun de Lacataou !
Citouyens, mis ami, coum'és pas necessari
D'estroupia si rivaou dins uno circulari,
Mi teisi, en vous leissan lou souin de nous jugea.
En nounian lou plus digne a vous représenta.
Si cadun counouissié lis acioun de ma vido,
Ma proufessioun de fé série bon leou finido ;
Mai, coum'un habitant de Venço ou de Sant-Paou
Saou pas si, su la terro, exist'un Lacataou,
Es de touto rigoùr que li digui de suito
Qualo fougue toujour ma vido e ma counduito.
Neissu dins la misèro e dins l'adversita,
Sus un tendre duvet n'ai pas sta dourlouta,
E coumo mi parent n'eroun pas milliounari,
Féri pas de vieis os à l'escolo primari ;
Mi fougue leu gagna ou prix de ma susour,
Lou pan que per mangea mi foulié cado jour.
Plus tard, coum'éri pas sens'avé de génio,
A forço de ccrca trouvéri d'industrio.
Enco d'un marechaou quant m'avès vis de fés
Dou matin jusqu'ou souar fair'ana li bouffet
E quant de fés oussi, lou dôu sus la figuro,
Plagnent lou tristé sort de caouquo créature,
Un cierge d'uno man, per gagna moun argent,
M'avès vis jusqu'ou crossuivre un enterrament !!
L'énergio chez iou semble que siégué nado,
Dès qu'entend'un tambour, moun amo es transpourtado,
Lou suivi de partout en me disen tout bas :
Urous si caouqué jour t'emmenav'ou coumbat !
Scns'estre beu garçoun, siou pas laid de figuro,
Ai d'uei pas maou couquin, un nas à l'avanturo,
Caouqui dent que d'apé la neigé palirié,
Graço au divin tabac que chiqui voulountié....
Si de vautré, dôu resto, obteni lou sufragé,
Darai per récoumpenso à cadun moun imagé ;
Que voatré prémié souin, chers électeurs dôu Var,
Siéché de l'encadra, per que pousqués, plus tard,
A vostri pichot-fiou, lou mounstra per moudelé !
A ce que vau vous dire apprécias moun zèle :
D'abord plus gés d'impot, l'impot es caouquaren
Qu'émé résoun répugno à tout républiquen.
—« S'enlevas tout l'impot, diran li gent en plaço
« Coumo voulès que fcn per rempli nostro buaço ? »
Qu'aco v'inquiété pas, trouvarai li mouyen
Per tripla si va foou vostris apointamen !
Cadun pourra joui doù plési de la casso,
Ana tua de perdris, de lèbres, de becasso,
Senso qu'un long flandrin à défau de permés
Vous f.... sus lou c.... cinquante franc dé fres !
Plus de drech réuni 1 Plus gés d'aquclli garri
Que van dins lis oustau visita lis armari,
Calcula quant de vin avès bégu dins l'an,
E si n'avés vendu sensé lou passavant !
Plus gés de moubilié, de founcié, de patente
Per faire soun état ou vioure de sa rento !
Enfin, per nivela touto la souciéta,
Cadun, suivra li cours de l'Universita.
Senso ren despensa prendra touli si grado...
Per saché coumo fou cultiva li salado !
Aro voulés, ami, que vous digu'en un mot
Lou moyen que prendriou per remplaça l'impot ?
Cabet voulié manda la Franco en Icario,
Iou la transpourtariou dins la Califournio
Car dioun qu'eilabas l'or es tant aboundant
Que per basti d'oustaou serve de massacan !
Ben que siechi garçou, en respecti la famio
E de la demouli n'ouriou pas la foulio.
Mi siou toujour douta qu'ero un omé impuissant
Que, voulen si vengea de n'avé pas d'enfant,
Avié mes en questioun per sa hounto futuro
L'aboulicioun d'un lien créa per la naturo !
Cadun saoup que d'argent, hélas ! siou souvent court
Mai de la prouprieta serioù lou défensour.
Noun voudriou pas, qu'un jour, lorsque de l'Assemblado
Sourtirai per intra dins la vido privado,
S'ai pousqu m'espragna caouquei cent millo francs,
Fougue li partagea em'un tas de feniants !
En un mot, Fage d'or de la Mitologio,
Aquéu tèms de bounur, de pax et d'armounio,
Parmi vautre, Francés, renvendriè souto paou
Si de Purno sourtiè lou noum de Lacataou.
Recebès, mis ami, la nouvello assuranço
De tout moun dévoument per vous e per la Franco.


LACATAOU





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lundi 8 mars 2010

Albert Richard : Un pouemo louzerot Foutre moun camp dinc ma Ceveno !

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Sur une idée d'Alan Broc


Foutre moun camp dinc ma Ceveno !
Respira la sentou dei prats
Culi de flous de touto meno
E béoure l'aigo dei balats !

Ana lata embé lou pastre !
Veire soun tchi e sous moutous,
Lou blu del cèl, l'or de soun astre !
tout aco mi serio bien dous ! (douç)

Dinc un oustàou fa sa visito !
Cousta lou pan e lou missou !
Tasta lou bi d'ami Poulito !
E li fa dire sa cansou !

Piei countinua la passejado
Per ana cerca l'aigradet !
Soupa, ma fini la jiournado
Qui bien barrat dinc soun litchiet !

Lous Parisiens e Parisiennos
Counouissou pas aquel bouonur !
A Paris i o pas de Cevenos,
L'àire es pouisou, fai màou al cur !

Per foutre moun camp en Louzèro,
Aro sui bielh, sui bien trop bielh !
E d'y pensa... quonto misèro !
Aici es pas lou mêmo cèl !



Albert Richard

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dimanche 7 mars 2010

Denis Robert : L'Asé - 1879

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Une langue Montpelliéraine délicate pour pour un poème d'un autre âge... L'Asé!



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L'ASÉ

I

Boudïou ! oï chaval dé boussut !
Pierrou, moun âse s'és perdut.
Save pas dé que dévéni.
Et aï bén poou dé n'én mouri.
Era un tant famoux coursiè !
Terrible per lou rastéliè...
Énfatigablé aou répaou,
Éncapablé dé faïré maou.

II

Es counougut, nostré quartiè,
Un d'as pu bèous dé Mountpélliè,
Per lous âses es rénoummat...
Lou mïou y'èra sûr adourat.
Ma fénna, en rintrén à l'oustaou,
Vaï me traita dé fol, dé baou !
Quand saoupra qu'aï perdut Pierrou,
Qu'èra nasqut à Perpinsou.

III

Diga-mé se l'avès pas vis?...
Era coulou citroun, ou gris...
Sémblava dona Busadiès,
Et s'en anava sans souliès.
D'aou tén dé moun pèra Rigaou,
Toujour y'aviè n'âsé à l'oustaou,
Et amen que mourigué lèou,
Gn'aoura toujour un gros et bèou !

IV

Lou dé moun pèra un jour restet, —
Et mèma que né mouriguet
Quand se y'anava habitua, —
Una sémana sans mancha.
Lou mïou aïma-bén lous gabels,
Émbal'én travès lous païssels...
Sembla bén lou dé mèstré Goun,
Et mourdet aou...... (hum!) Jeanétoun.



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samedi 6 mars 2010

û counte coumengés

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St Bertrand de Cominges
détail du cloître


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Û counte coumengés



Aro le trabalh qu’ei à Paris, mous dìsen tout ed temps. Qu’ei vertach e que sabi cap perqué tout ei viengut coumo acò push qu’avion industrìos en Coumenge end temps deds senhous. Qu’aviom mèmo ùo mino en vat d’Alòs.

Ad mieyt ded dio, es minaires, « es carraus » coumo disen en Coumenge, e minjabon à ra surfaço, e i avio un cop û joen que minjabo ad relarg deds àutis, assetat sus û souquet. Que minjabo e que gaitabo shens vede arren. Que reprenio sas forços.

A un moument que vèi sourti d’un bouissou ùo mandro que ve minja erai brizos cajudos ded sieu pan. Ed joen bouleguec cap ena l’espauri cap, e era mandro que minjec un moument e que s’en anguec.

Lou lendoumâ, ed joen que s’assetec sus ed meme souquet ena minja e ’ra mandro que tournec. Ed joen que’n houc countent e que y balhec dam ed pan un moç de car e quauques lardous.

E ’ra mandro que tournabo quàsi cado dio ad moument dech esparti. Û dio que venguec dam tres mandrous, e le joen que nouiriguec touto era familho. Acò n’i coustabo pas car, qu’èron bèstios petitos. Push es mandrous que se hasquèren bèchs e ’ra mandro que tournec veni souleto.

Û cop, era mandro qu’arribec descoetado, per un cepadèu, proubable. Ed joen que n’aujec pietach, e que y diguec « ma praubo descougato ». Descougato, qu’ei atau que dìsen en vat d’Alòs ena dize descoetado.

Push cado dio, ed joen que dounabo moçs nouvèts à ’ra mandro en i disent : « Tè, minjo, praubo descougato ! » e ’ra mandro que minjabo, e abans de parti que levabo ed cap coumo per saluda.

Ed temps passec. Es coulegos ded carraus que sabion qu’avio amistousat ùo mandro, e de cops qu’i dision per galeja « ed goujat dera mandro ».

Û dio, era mino s’espóutiguec, touto ùo partido que s’espatarrec sus es minaires. Que lous venguèron à l’ajudo, mès ed joen qu’èro ensebelit dins ùo partido lounh deds àutis. Dous dios après ech accident qu’èron cap vienguts le sauva. Que coumencec de perdre pacienço.

Qu’aurio agut plâ pòu s’avio sabut qu’ed senhou voulio que remprenguèsson ed trabalh, mès ni per menaços, nou pousquec hè plega es carraus que dision que voulion sauva toùtis es coulegos. Mès ed goujat dera mandro, le troubabon cap.

Qu’èro sebelit lounh deds àutis, atau era mountanho qu’avio roudelat e que l’avio separat dera chourmo. Coumo vezio que digus venio cap, que rampec vers era lutz, mès que poudio cap sourti. Ed trauc per ount vezio ed dio qu’èro be trop petit.

Lavetz y venguec ùo idèio e quirdec de toutos sas forços : « Descougato ! Descougaaaato ! »

E quauques cops cado ouro e cridabo « Descougaaato ! »

Era mandro que l’auziguec e que venguec. Que passec dins era mountanho e venguec y leca erai gautos plenos de lagremos. Push que sourtiguec ad davant des minaires e que jaupec.

Un des carraus que diguec : « Qu’ei daumadye que sio cap viengut dab ed fusilh, que l’aurio cap mancado, aquero ! »

E pensos à cassa ! ça-diguec ej aute.
Mès qu’ei cap nourmau que quirde coumo acò. Erai mandros que soun mès
discretos, nourmalomen.
Qu’as rasoun, e s’èro…
S’èro era mandro ded goujat ?

Alavetz quitèron de pensa à ’ra casso e se boutèron de segre era mandro que jaupabo e que virabo ed cap ena vede se la seguion.

Es coumo acò que troubèrou ed trauc e qu’auziguèron ed goujat que lour quirdec : « Ajudo ! » e que le sauvèron.

Quauques dios après, quoan houc remés e que tournec à l’obro, ed joen que venguec dam un gros moç de car, e que diguec à ’ra mandro : « ma descougato, que m’as sauvach ! »

Que l’avio nouirido shens pensa que pouirio li hè servìci, e ero que li avio sauvach era vido.



transcrit per Alan Broc,
Mèstre d’Obro ded Felibrige,

der’ Escolo Mistralenco
"Nàti, vàti, toùtis Coumengés"

vendredi 5 mars 2010

Alan Costantini : SANT CÈRI - PATROUN DI MOULINIÉ D’ÒLI




SANT CÈRI
PATROUN DI MOULINIÉ D’ÒLI
(Saint Cyr, patron des mouliniers d’huile)



Pèr Ramoun Haut moulinié à Caroun


Le martyre de saint Cyr et de sainte Juliette
Durameau



Voici ce que nous dit Charles Galtier dans son livre « Les saints guérisseurs, en Provence et Comtat Venaissin » :
« Saint Cyr, en provençal Sant Cèri, Sant Cir ou Sant Ciergue, que l’on fête le 151 juillet à Lançon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), guérit, lui, lou mau de Sant Cèri, le mal de Saint Cyr, une sorte de teigne humide qui affecte les enfants. Mistral signale que dans les moulins à huile de la vallée de la Durance, on mettait au dessus du pressoir, une statue ou une image de ce saint qui était le patron des maîtres de pressoir. On connaît toujours dans les pressoirs les vertus de l’huile contre les maladies de la peau et du cuir chevelu ».
Qui était donc ce Saint Cyr vénéré à Lançon-de-Provence ? Il s’agit de Saint Cyr2 de Tarse. La légende rapporte que « Sainte Julitte, originaire d’Iconium, vécut sous l’empereur Dioclétien. Fuyant la persécution, elle prit son petit enfant Cyrique, âgé seulement de trois ans, et vint à Séleucie ; trouvant là les mêmes malheurs, elle passa à Tarse en Cilicie, où elle fut saisie et menée devant le gouverneur. Celui-ci lui arracha son enfant et essaya par des caresses et des flatteries, de l’attirer à lui ; mais l’enfant, criant et balbutiant le nom du Christ, frappait de ses pieds, autant qu’il pouvait, la poitrine du gouverneur ; celui-ci agacé, lui brisa la tête contre les marches du tribunal. Quant à sa bienheureuse mère, après de multiples tortures, elle fut décapitée, vers l’an 296 ».
On ne voit pas, toutefois, dans ce récit, le rapport qu’il pourrait y avoir entre Saint Cyr de Tarse et les moulins d’huile. Or il existe un homonyme qui, lui, pourrait en avoir un : Saint Cyr d’Alexandrie. En effet il est dit que pendant son martyr il fut plongé dans l’huile bouillante. En règle générale, en occident, le patronage des métiers est attribué en fonction d’un épisode saillant de la vie d’un saint et, s’il s’agit d’un martyr, de l’instrument de son supplice. C’est ainsi que Saint Sébastien, percé de flèches, est devenu le patron des archers ; Saint Laurent, torturé sur un gril, celui des rôtisseurs etc…
Le ménologe byzantin, à la date du 31 janvier, fait état de la mémoire des saints thaumaturges et anargyres CYR3 et JEAN : « Saint Cyr était, un pieux Chrétien d’Alexandrie, qui exerçait la profession de médecin et guérissait en même temps beaucoup d’âmes en les conduisant au Christ. Il disait à ceux qui venaient le trouver : « Si vous voulez ne pas tomber malades, gardez-vous du péché ». Loin de se fier à la science médicale et aux remèdes, il guérissait les corps par la prière et ramenait à la vie les âmes égarées dans l’idolâtrie en leur prêchant la parole de Dieu. Constatant les succès qu’il remportait, des païens le dénoncèrent au gouverneur de la ville homme dur et cruel, qui avait été chargé par l’empereur Dioclétien de pourchasser les Chrétiens (vers 303). Sur le point d’être arrêté, Cyr réussit à s’enfuir et parvint jusqu’aux confins de l’Arabie, où il devint moine et acquit une grande renommée par les nombreuses guérisons qu’il accomplissait avec le seul signe de la croix.



La réputation de Cyr parvint alors jusqu’à Jean, soldat d’illustre naissance originaire d’Edesse en Syrie, qui décida alors d’abandonner l’armée terrestre pour entrer dans la milice du Roi céleste. Renonçant à toute richesse et gloire de ce monde, il se rendit à Jérusalem puis retrouva Cyr en Egypte où il devint son disciple et collaborateur, tant dans la pratique des vertus que dans les miracles. Comme la persécution s’étendait, ils apprirent que le gouverneur Cyrianos, avait fait arrêter une Chrétienne de Canope, Athanasie, et ses trois filles : Théoctiste, Théodote et Eudoxie, âgée respectivement de quinze ans, treize ans et onze ans.

Les saints craignant que la faiblesse de la nature féminine et le jeune âge des trois fillettes ne les fassent renier le Christ devant la torture, décidèrent de se rendre à Canope pour les encourager. Ils parvinrent à se glisser dans la prison, mais furent découverts et conduits sans retard vers Syrianos. Celui-ci, pensant que le spectacle de leur tourments allaient faire fléchir les quatre femmes, décida de soumettre Cyr et Jean à la torture devant elles. Mais les deux athlètes restaient inébranlables et communiquèrent aux saintes martyres leur mâle bravoure, si bien qu’elles endurèrent elles aussi la torture sans fléchir. Le gouverneur donna alors l’ordre de les décapiter, et tous marchèrent ensemble d’un pas assuré vers le lieu de l’exécution. Des Chrétiens vinrent recueillir leurs corps et les déposèrent dans l’église de Saint Marc à Alexandrie.

Au Vème siècle, Saint Cyrille d’Alexandrie, voulant faire disparaître le culte idolâtre d’Isis à Menouhli (Aboukir), y fit transférer les reliques de Saints Cyr et Jean.4 Les miracles et les guérisons se mutiplièrent, et ce sanctuaire devint un des plus grands lieux de pèlerinage du monde chrétien. Au VIIème siècle, Saint Sophrone de Jérusalem fut guéri d’une maladie des yeux par une apparition des deux saints : Cyr lui guérit un œil avec le signe de la croix, et peu après Jean lui rendit complètement la vue en lui baisant l’autre œil. En signe de reconnaissance, saint Sophrone écrivit une longue relation de leurs miracles Saints Cyr et Jean sont toujours invoqués efficacement par les Chrétiens orthodoxes parmi les saints anargyres »5.

Quant au Dictionnaire iconographique de L.J. GUENEBAULT (1850), il nous livre ces lignes :
« St Cyr, médecin, né en Syrie, honoré le 31 janvier. Voir le calendrier grec Acta sanctorum des Bollandistes, tome premier du mois de mai.
Figure du 31 janvier.
Ce saint doit être représenté battu de verges, plongé dans l’huile ou la poix bouillante et enfin la tête tranchée.
Debout, tenant une double palme, près de lui les instruments de son double martyre.
Autre figure dans le Menologium Graecorum, figure page 147 du IIème volume, qui le représente décapité ».
Lors des fouilles archéologiques sous-marines entreprises dans la baie d’Aboukir, à partir de 1996, un édifice carré de 30 mètres de côté a été découvert. Il s’agirait du martyrium de Saint Cyr et Saint Jean.


Alan Costantini



1 Le sanctoral latin indique la date du 16 juin pour la fête de Saint Cyr et de Sainte Julitte. En Orient leur synaxe se célèbre le 15 juillet.

2 Il existe différentes orthographes : Quiricus, Cyriacus…

3 La ville d’Aboukir, en Egypte, porte son nom : Abba Kir.

4 La translation de leurs reliques est commémorée le 28 juin.

5 Saints Cyr et Jean sont vénérés parmi les saints anargyres, c'est-à-dire les médecins qui soignaient sans percevoir d’honoraires, et qui guérissaient et continuent de guérir, après leur départ au ciel, les malades qui font appel à eux avec foi. Ces saints guérisseurs sont : Cosme et Damien (17 octobre, 1er novembre, 1er juillet), Cyr et Jean et Triphon (1er février), Thallélaios (20 mai), Hermolaüs (sans mémoire dans le synaxaire, saint local de Chypre), Samson (27 juin), Pantéleimon (27 juillet) et Diomède (16 août).



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