mardi 2 février 2010

CARNAC - Eugène Guillevic (traduction en Italien - François Simon)

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Suite à une demande de texte auprès d'Angèle Paoli, animatrice d'un blog poétique de haute volée, Terres de Femmes (lien ci-joint) où elle publia une traduction en langue corse de la poésie suivante : Carnac d'Eugène Guillevic.
Elle me proposa ce texte comme exemple vivant de la langue corse, ou l'union entre deux lieux à forte personnalité !

L'idée me vint de faire des variations dans les différents parlers des régions Néo-romanes du sud de la France, mais aussi & surtout dans d'autres langues latines, la première version sera l'italien
, par François Simon, les autres versions suivront tout au long de ce mois, nous concluerons en reproduisant la version corse!

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CARNAC


Mer au bord du néant,
Qui se mêle au néant,

Pour mieux savoir le ciel,
Les plages, les rochers,

Pour mieux les recevoir.




Femme vêtue de peau
Qui façonnes nos mains,

Sans la mer dans tes yeux,
Sans ce goût de la mer que nous prenons en toi,

Tu n’excéderais pas
Le volume des chambres.



La mer comme un néant
Qui se voudrait la mer,

Qui voudrait se donner
Des attributs terrestres

Et la force qu’elle a
Par référence au vent.




J’ai joué sur la pierre
De mes regards et de mes doigts

Et mêlées à la mer,
S’en allant sur la mer,
Revenant par la mer,

J’ai cru à des réponses de la pierre.




Ils ne sont pas tous dans la mer,
Au bord de la mer,
Les rochers.

Mais ceux qui sont au loin,
Égarés dans les terres,

Ont un ennui plus bas,
Presque au bord de l’aveu.




Ne te fie pas au goémon: la mer
Y a cherché refuge contre toi,
Consistance et figure.

Pourrait s’y dérouler
Ce qu’enroula la mer.


Eugène Guillevic,
Carnac,
Éditions Gallimard,
Collection blanche,
1961,
pp. 7-8-9-10-11-12.



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Carnac

Mare sull'orlo del nulla
Che si confonde col nulla

Per saper meglio il sereno,
Le spiagge, gli scogli,

Per accoglierli meglio


Femmina vestita di pelle
che modelli le nostre mani,
Senza il mare nei tuoi occhi
Senza quel sapore del mare
che in te attingiamo,
Non oltrepasseresti
il volume delle camere.


Il mare come un nulla
che si vorrebbe mare,

che vorrebbe darsi
ttributi terrestri

E la forza che ha
a confronto del vento.


Ho giocato sulla pietra
con i miei sguardi e le mie dita

E mischiate al mare
Andandosene sul mare,
Tornando dal mare

Ho creduto a risposte della pietra




Non tutti nel mare,
In riva al mare,
Sono gli scogli.

Ma quelli che in lontananza sono,
Smarriti nell'entroterra

Hanno una noia più bassa

che quasi confina con la confessione




Del goemon non fidarti: il mare
Come te vi cerco' riparo,
sostanza e forma.

Vi si potrebbe svolgere
cio' che avvolse il mare.


Traduction Italienne de
François Simon
janvier 2010



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1 commentaire:

MATHILDE PRIMAVERA a dit…

Très joli poème ! Et Carnac est vraiment un lieu magique, j'ai adoré quand j'y suis allée !