mercredi 28 septembre 2011

Lou Regreu présente Jean-Joseph-Bonaventure Laurens : un romantique comtadin

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Ne manquez pas cette après midi « costumes » sous le signe du partage et de l’amitié grâce à la complicité entre Arles, de nombreux villages du pays d’Arles, et nos voisines du Comtat Venaissin

40 participantes vont faire revivre les dessins de l’artiste Bonaventure Laurens ; personnages du XIX eme siècle : de la paysanne jusqu’à la Mariée : Vous pourrez admirer de nombreuses pièces anciennes et certains costumes insolites et surprenants…….(mais surprise… venez voir ! )

Au travers d’une vidéo conférence en première partie, vous pourrez également retrouver ou découvrir cet artiste : Bonaventure Laurens dont la vie et l’ œuvre est tout autant surprenantes et variée.

Entrée gratuite , loterie avec comme prix un ruban d’Arlésienne.

Renseignements : 04 32 61 14 39 - 06 40 19 19 10


BIOGRAPHIE


Jean-Joseph-Bonaventure Laurens est un personnage doué de tous les dons artistiques ou presque, il laissera à la postérité des milliers de dessins et d'aquarelles ainsi qu'une fabuleuse bibliothèque musicale qu'il léguera à sa ville natale Carpentras.

C’est un artiste autodidacte qui parle 8 langues.

Il naquit à Carpentras le 14 juillet 1801.
Ses parents étaient des gens modeste. Son grand-père paternel avait tenu une auberge et son père Louis, personnage fantasque, exercera sans se fixer une vingtaine de métiers; mais, passionné de musique, il terminera son existence comme organiste de la cathédrale.
De ce père Bonaventure ne parlera que rarement dans ses lettres, mais à ses frères et sœurs il faisait de lui cet étrange compliment: «Nous devons à notre père un incontestable capital, le plus productif de tous, la pauvreté... Sa mère, Marguerite Garcin, d'origine paysanne, fut une brave épouse soumise aux tâches domestiques. D'une extrême dévotion, elle croyait aux interventions du Ciel, aux revenants et prétendait avoir rencontré plusieurs fois la Sainte Vierge dans la campagne des alentours.
Le couple eut cinq enfants, trois garçons et deux filles, Bonaventure étant l’ aîné, L'âge venu, les parents envoient Bonaventure à l'une des écoles de la cité mais ils sont bientôt obligés de le retirer compte tenu de son désintérêt flagrant pour les études. A 17 ans le jeune homme entre dans la vie active comme employé à la sous-préfecture de Carpentras,.
A cette même époque il rencontre des personnages qui vont influencer son avenir: il découvre J.J. Rousseau; et aussi le Cavaillonnais François Costil-Blaze, à leur contact il acquiert un esprit libéral, voltairien, antimilitariste et antibonapartiste, résolument « républicain », émancipé de toute contrainte religieuse.

Sous l'influence de son père et de quelques artistes Carpentrassiens impressionnés par ses dons, Bonaventure développe ses aptitudes à l'égard du dessin et de la musique. Dès l'adolescence il crayonne sans arrêt, accumulant portraits et paysages. Et dans le même temps il apprend à jouer de la plupart des instruments de musique, qu'ils soient à corde (violon, violoncelle), à clavier (piano, orgue) ou même à vent (clarinette, ocarina).
En 1829, âgé de 28 ans, il quitte à regret Carpentras pour s'établir définitivement à Montpellier. Dans un premier temps il occupe les fonctions de premier commis à la recette principale de la ville.
Quelques années plus tard, il est nommé agent-comptable de la Faculté de médecine et peu après secrétaire – agent - comptable , Il est logé dans l'établissement, occupant avec sa famille un appartement de plusieurs pièces au dernier étage de la Faculté où il aménage un atelier de peinture et de musique dans un local pittoresque .C'est en ces lieux qu'il recevra Franz Liszt en 1844.
Il administra la Faculté de médecine de Montpellier pendant 32 ans.
Bonaventure Laurens siégea à l'Académie des Sciences et Lettres dès sa fondation en 1846 et ce jusqu'en 1870.
Il avait été nommé « Chevalier dans l'Ordre impérial de la Légion d'Honneur » par l'Empereur Napoléon III (7 août 1870).

Sa vie professionnelle terminée, il aurait pu revenir en sa chère ville de Carpentras. Il n'en fit rien et demeura à Montpellier. Il habitera dès lors à deux pas du Jardin des Plantes dans une maison avec jardinet qu'il avait achetée
C'est dans cette maison qu’il s'éteignit le 28 juin 1890, à près de 90 ans.. L'émotion fut immense dans la ville qui lui réserva des funérailles solennelles.


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lundi 26 septembre 2011

Alan Broc : la glèisio templièro de Mountsaunès - L’église templière de Montsaunès

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L’église templière de Montsaunès
(Haute-Garonne)


en lengo d’o, la glèisio templièro de Mountsaunès, en Coumenge, ço qu’es pas sèns impourtanço à l’epoco di templiers.

Fetivomen l’ordre di Templiers nasqué en 1114, fougué ouficialisat en 1119, puèi tournamai en 1128 quand prengué lou noum d’Ordre del Temple, e fouguè dissóugut lou 22 de mars de 1312 (dissóugut, pas coundennat per lou papo), quatre ons e miech après l’arrestaciou di templiers francés.

Aro se trobo que lou Coumtat de Coumenge fazio pas partido de la terros de Toulouso, tengudos per lou coumte fin 1270, puèi per li rèis de Franço.

Pouden pensa dounc qu’à l’epoco templièro i avio un establiment MILITÀRI à Mountsaunès puèi que li templiers eimabou avèdre de forços à la counfinho dis estats e di principats.


A la disparition des templiers la « mayso » de Mounsaunès a été reprise par les Hospitaliers comme ce fut la règle en France après la bulle pontificale Ad providam du 2 mai 1312. (Dans le Royaume d’Aragon on créa un Ordre de Manresa pour prendre la suite des templiers, et dans le Royaume du Portugal un Ordem do Cristo.)

N’aven la provo amm’ aquelo placo qu’es dien lou cor de la glèisio, à mô drèito, que dis :

A Frère Pierre Merville de Périer
ch-er de l’Ordre de St Jean de Hi~rlm et Commandeur de Montsaunès
qui a été tué avec trois de ses serviteurs au ch~au du dict Montsaunès le 25 avril 1521
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(Quau tuè lou brave mounge ? hou saben pas. Acò’i quaranto sièi ons abans lei guerros de religious dounc saben pas quau lou tuè. Mas acò nous demostro ço que poudion supausa, que lis Espitaliers reprenguèrou aquelo poussessiou di Templiers coumo lis autros.)


Nous avons déjà parlé dans Marysas de la charte de Monsaunès accordée par les Templiers aux paysans du village.

L’aspect linguistique nous intéressant au premier chef nous avons passé sous silence qu’en fait seul le premier texte en oc était templier, les textes du XIVème et du Xvème siècle étant donc hospitaliers.

Ça nous avait paru sans importance. Peut-être que ce n’est en effet qu’un détail, peut-être pas.


En effet les Templiers, qui écrivaient relativement peu en latin langue internationale, (voir plus loin pourquoi) reconnaissaient diverses langues modernes comme officielles dans l’Ordre, notamment l’auvergnat et le provençal, les deux principales dans la France actuelle.

A parti de Bernat de Blancafort, que fougué grand-mèstre de 1156 à 1169 e qu’èro d’Aquitànio, la lengo d’o devé la primièro lengo de l’Ordre. (amai se guel la destrìo en « lengas d’Alvernha, de Proensa e de Tolosa ».)

La mayso del Mas Deu avio un exemplàri de la règlo templièro en « româ del loc », dounc en catalô, que coumenço coumo acò : « Quan cel proom requer la companya de la Mayso… » dounc en quitant l’introuducciou.

Le texte templier du XIIIème siècle est en scripta toulousaine en gros, bien que Monsaunès soit de langage gascon.

Nous avions remarqué une différence avec la scripta toulousaine, que les déclinaisons avaient pour ainsi dire disparu et nous avions dit que ça confirmait l’intuition de Pierre Durand en 1904 qui affirmait qu’il y avait une langue populaire assez différente de la langue écrite en Pays d’Oc au Moyen-Âge.

Cette version templière de la charte en langue vieille est le seul texte que nous ayons trouvé aussi ancien sans déclinaisons – (alors qu’elles disparaîssent en en 1346 seulement dans les autres textes.)

Les versions suivantes, en gascon ancien, puis en gascon moderne, sont donc hospitalières. Le gascon n’est pas reconnu comme langue templière.

En navigant entre deux langues j’ai fait une petite imprécision en nommant en langue d’oc « coumandario » l’établissement templier.

Les versions de la charte ne disent que « mayso », puis « maison », puis « maysou ».



Tout établissement templier est une « mayso », mais en français le mot « maison » serait trop ambigu, alors l’habitude a été prise de dire « commanderie »


En lengo d’o coumo dizen l’oustau per la dimoro, aven pas besou de dire « coumandario » se n’es pas uno, e pouden garda lou mot « la maisou ».

En réalité une commanderie est un commandement militaire. N’i avio 900 soubre touto la Franço d’uèi.

L’establimen templier de Mountsaunès èro siguromen pas uno coumandario.

Demoro de sabér se fouguè pamen un establimen militàri pichou ou uno simplo « granja » coumo diziou li templiers en lengo vièlho per un ensemble de bòrios.

Le mot « granja » n’apparaît nulle part dans les trois versions de la charte.

Il est évident qu’à l’époque des hospitaliers, à proportion que le royaume de France se renforce et intègre les féodalités, la mayso est devenue purement agricole.

Mais à l’époque templière, une petite garnisou de dix à trente hommes devait être là. Les moines soldats étaient aussi diplomates.




La glèiso de Mountsaunès es claromen templièro


Dounc la questiou se pauso, perqué ?

Perqué de simbòus templiers, pes païsôs de l’endrèit ? Pouden pensa que de chavaliers èrou membres de la parròquio, qu’i demourabou.

Quones chavaliers ? De chavaliers ou d’escudiers ?

Li chavaliers pourtabou ‘na raubo blancho amm’ un mantèl blonc, toùti dous marcats de la crouz roujo à l’espallo esquerro. Lis escudiers portou ‘na raubo e un mantèl negres, ammé la mèmo crouz al même endrèit.

Aquelo crouz, lou papo Eugèni III la lour dounarò pas qu’en 1148.

Li templiers vertadiers sou li qu’aun prounounciat de vots definitiéus : li chavaliers e lis escudiers. Se talhou li piaus per qu’aun pas lou drèit de se penchena dicistant qu’un aposte avio dit que « acò’s una vergounho per un ome de se chauta de si coimos. »

Li chavaliers sou de nobles-mounges. Lis escudiers sou de routuriers-mounges.* Li sergents sou de coumbatents que sou pas mounges. Portou lou vestit també.

(Al coumençomen chalio dounc èsse de naissenço noblo per poudé deveni chavalier, puèi, ammé la règlo nouvèlo de 1139* acò se reverso, lou fait de deveni chavalier beilo la noublesso.

* la règlo nouvèlo es autrejado per Inoucent Segound dien la bullo Omne datum optimum)

Lis àutri « li donats » (en quite franchimand dizou « les donats », ço que mostro plô l’impourtanço dei « lengos » d’o dien l’Ordre chavalier) se sou dounats al Temple mas sou pas lhigats per de vots perpetuaus. Sou de trabalhadours, mestieraus, serves e sirvents. Passabou pas necessàriomen touto la vido al servìci de l’Ordre. Participabou pas gaire à la vido coumunautàrio di mounges souldats.

Chau precisa que li templiers sou de coumbatents e pas de teoulougians. Jacques de Morlay, lou grond Mèstre de l’Ordre que sarò cramat à Paris davant lou rèi de Franço, èro iletrat.

Hou dizi per duoi razous :
lis acusacious d’eretgìos pareissou pas seriousos countro de gents que se chautou pas de teoulougìo. Ou alèro sarau estats irètges per inhourenço, pas per rebeliou.
que lis templiers sàiou tant pauc saberuts esplico bessai també perqué aun leissat tont de doucuments en lengo d’o e en francés à uno epoco que la soulo lengo escrito seriouso èro lou lati. Un templier que sabio legi èro ja un saberut. Quaucun que sabio lou lati èro mièl en acò dis cistercians qu’en acò di templiers.

(I o uno ambiguïtat soubre lou mot iletrat à l’Atge Mejan. Lou mot vòu dire lou mai souvent, que sap pas lou lati amai se la persouno legis en lengo moudèrno. Mas ris nous garantis pas tampauc que Jacques de Morlay sabio legi. So qu’es sigur es que poudio pas legi de teoulougìo puèi que sabio pas lou lati e que lis escrits teoulougiques èrou toùti en lati ou en lengo d’o, que parlabo pas.)


La glèiso de Mountsaunès aurò sirvit i donats amm’ i païsôs de l’endrèit, cò’i sigur. I avio siguromen un escach de donats à Mountsaunès per la gestiou de las terros e per la vendo dei recolto e dei bèstios. Aurò agut també quauques rares chavaliers ou escudiers en permanéncio, pas gaire mai.

Mas acò’s impourtant se sabér s’es uno glèisio templièro. Fetivomen, se l’es pas, es desservido per un prèire nourmau que depend de l’avèsque de Sant-Gaudens, se l’es, es desservido per un capelô de l’Ordre, independent di clèrgues seculiers.


La glèsio de Mountsaunès o un plan ourdinàri. Eici vole senhala que Jean Markale o darouchat duoi legendos. De milierats de lhibres presintèrou lei glèisos redoundos e lei glèiso ouctougounalos coumo templièros, l’autour bretou o prouvat que de glèisos d’aquelo meno existabou ben abans li templiers qu’aviou pas fat que de sègre la modo. Quand la modo passé chas lis àutri, passé també chas li templiers. La glèiso redoundo del Temple de Loundres es dounc una simplo modo de l’epoco.


Un element templier impourtant es lou cor barrat sèns finèstros – chau doubri las duoi portos lateralos per i vèire. Acò vòu dire que quitomen al bou del jour se fazio lis oufìcis à la candèlo. (ou en doubrissent las portos lateralos)


Perqué aquel cor sèns finèstros ? per faire coumo al temple de Jerusalèm ? proubablomen.

Demoro de sabér s’acò avio una sinhificaciou mistico, puèi que, hou saben, lou rèi de Jerusalèm Baudoï Segound lour dounè uno alo de soun palat, lou palat del Temple après l’ouficialisaciou per li papos. Aperabans, li templiers demourabou ounde poudiou, ounde lour oufrissiou la sousto dien la vilo santo.



La cadièro de prezicado es de pèiro e pas de fusto. Vous cauciouni pas qu’acò saio especificomen templier, mas enfi, dienc una glèiso de vilatge tant pichouno, èi pas jamai vist qu’uno cadièro de fusto. Saben que li templiers prezicabou li pelegris.

Mai siguromen templier es lou fait que i o pas gaire de sants represintats, sounque la vierge Marìo, aro saben que li templiers represintabou sounque la vierge Marìo e sant Juan.

Acò sirviguè à lis acusa d’eretgìo ou de quito counversiou à l’Islam... un islam qu’aurio gardat la Vierge !

En escàmbi vezen dien la glèiso de Mountsaunès d’estatùios e de bas-relèus d’angèls.


L’adournomen de la vòuto de la glèiso es claromen templier. Eimabou represinta lou cèu. Lour simboulico èro pas de mounta vel cèu, èro de lou faire davala soubre la terro.

Vezen dounc à Mountsaunès la lhuno e lis estèlos : la lhuno à diversos fasos de sa crescudo, negro, luminouso à mô ‘esquerro, lhuno pleno, luminouso à mô drèito, lhuno negro…

So qu’es tipicomen templier segoun lis especialistos es que represintou lis estèlos en rouje, ammé de traits entre-crouzats un pauc coumo quand fazen d’asterisques.


Aquélis elements sou pas noumbrous mas la glèisio de Mountsaunès es pichouno, e i o pas ris per remembra un avèsque loucau. I o pas ris per countesta lou caractèri templier de la bastenço.

La glèisio de Mountsaunès es templièro. Poudet coumta que de chavalier i diguèrou lou crit d’assalt di templiers : « Visco Diéu sant Amour ! ».



Alan Broc





Per ana à Mountsaunès (Monsaunès en français)
De Toulouso prendet l’autorouto vers Sant-Gaudens, e sourtisset à Boussens.
D’aqui prendet la direcciou de Salios-ded-Salat en passant per Roco-fort su Garouno (vilatge natau de François Fontan). Juste abans Salios i o Mountsaunès.

Iéu i vau despuèi Sant-Gaudens, mas se venet coumo iéu de Sant-Gaudens avet pas besou de moun ajudo per trouba Mountsaunès.

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samedi 24 septembre 2011

Peireto Berengier : Tourisme e vigneiroun en Prouvènço

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Tourisme e vigneiroun en Prouvènço



Un journalisto, un especialisto di vin, un guide... Me dirés que tout acò’s pas nouvèu. Que si que l’es !

Lou journalisto, ié dison Luc Poulain d’Andecy e se devino lou fiéu de Louis d’Andecy d’Aigo-morto que n’en legissèn souvènti-fes lis article. Aquéu Lu Poulain d’Andecy, journalisto dounc e especialisto di vin, nous vèn de pourgi un guide pas coume lis autre.

Proumié, lou vin se bèu mai i’a pas qu’acò. Un vin es liga à-n-un païs, à-n-uno culturo e tout acò lou fau faire parteja. Sufis pas que li touristo croumpon de vin, fau tambèn que sachon quete vin, de quete terraire e tout ço que fai l’èime d’aquéu terraire.

Pèr faire parteja soun saupre, Lu Poulain d’Andecy presènto li causo en francés e en anglés, la lengo óubligatòri... Pèr faire counèisse lou terraire e soun èime, aguè l’idèio chanudo de i’apoundre la versioun prouvençalo (es lou papa que se ié groupè...). Em’acò, en mai di vin, de si qualita, dis adrèisso (croti, vesito, restaurant, etc.) e de tout ço que fai un bon guide, dins aquéu atroubas nosto lengo, Mistral, lou Felibrige, lou cant de la Coupo (emé sa reviraduro en anglés), d’esplico sus lou drapèu, la grafìo e bèn entendu tout ço qu’esbarlugo li noun inicia emé lou voucabulàri talamen especiau dis éunoulogue, li nas, li redoulènci e àutri mistèri. Tambèn tout lou ciéucle de la vigno que li touristo de Loundro au Japoun, n’en sabon belèu pas proun.

Adounc, 47 pajo trilengo que meton nosto lengo e noste païs à l’ounour dóu mounde e mai que mai que broumejon, coume dison li pescadou, dins de mitan nouvèu que de segur couneisson rèn de tout acò. 300 pajo au toutau emé tout ço que fau pèr la pratico e lou plasé, mai de 500 vignoble e tout ço que fau vèire à l’entour.

Talamen que l’idèio èro bono, vaqui pas que li vigneiroun lengadoucian volon lou siéu ?!... E coume sara escrich aquéu ?

Un guide precious que vous fau espandi. Cadun ié trouba vin à soun goust, de la Vaucluso i counfin dóu Var, de la Camargo enjusqu’i terro auto que la vigno la vigno ié vèn. De vin, en Prouvènço, n’i’a de touto meno, pèr tóuti li goust e tóuti li bourso.



Peireto Berengier



Guide: Tourisme et vignerons, de Luc Poulain d’Andecy, Ed. SARL tourisme et vignerons, 40 allées des frères GRIMM, 34070 Montpellier.
(Costo 17 éurò)

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jeudi 22 septembre 2011

500ème article de Marsyas 2 - S.A. Peyre : DISIÉS QUE LA SERENO…

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Le 500 ème article de Marsyas2 ne pouvait être qu'une poésie de SA Peyre, c'est ce que nous vous proposons avec joie !!!

longo maï !!!



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DISIÉS QUE LA SERENO…



Disiés que la sereno
Jamai poudié marca
De piado sus l'areno.
Te siés pas embarca.

Nòsti destin se crouson,
E mi cambo pèr tu
Se nouson, se desnouson:
Ansin as rèn perdu.

Disiés que lis estello
Soun encaro trop liuen
De ço que t'encastello.
As atuba toun lum.

Dins toun mas soulitàri
Siéu vengudo viha;
Lou lume met si flàri
Sus lou bonur que i'a.

Disiés que ges de toumbo
Gardarié tis estras;
Quand ta forço retoumbo
T'acates dins mi bras.






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mardi 20 septembre 2011

Nicola Dal Falco : Aurona (incipit - extraits)

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Avec ces extraits de contes, et en particulier celui d'Aurona, nous débutons ce travail de traduction d'un conte de la tradition orale ladine, remis au gout du jour par Nicola dal Falco !!!
Ce conte sera lu ce mercredi 21 septembre à Bolzano ...
Nous vous en ferons les traductions dans les différentes langues d'Oc et dans d'autres parlés latins, qui sera l'essentiel du programme de Marsyas 2 pour Octobre 2011 !!
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Aurona
incipit



Il paese dell’oro e delle luci
di
Nicola Dal Falco



Questo si diceva di Aurona, del regno sotterraneo dell’abbondanza: el pais de l’or e de la lùmes.
Vasto abbastanza o fin troppo da meritarsi il nome di paese. Un paese dove la precedenza spettava all’oro e alle luci che lo ornavano come un tabernacolo.
Luci preziose che, però, tutte insieme non facevano una luce vera e propria, ma un chiarore diffuso nel cavo della montagna.
Per analogia con l’abisso che celava, la catena del Padòn, dove nasce un torrente che porta lo stesso nome di Aurona, è scura come la pancia di un forno, simile alle scorie ammucchiate ai margini di un immenso scavo.
Le ricchezze non vi affioravano per buona sorte, ma con il duro lavoro degli abitanti ed erano il frutto di un patto tra il re e gli Inferi.
In base all’accordo, non si sarebbero mai esaurite a condizione che il popolo restasse per sempre sottoterra. A chiudere l’accesso era stata murata una porta tutta d’oro.

(…)


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Aurona


L paesc dl or y dla lumes
de
Nicola Dal Falco





tradotto in ladino gardenese da Leander Moroder




Nscì dijoven de Aurona, dl rëni sota tiera dl sëurora: l paesc dl or y dla lumes.

Grant assé o monce deplù per merité l inuem de paesc. N paesc ulache l or y la lumes, che l scicova sciche n tabernacul, trajova dant.
Lumes d’or che, dal’autra pert, ne fajova dutes deberieda nia na drëta lum, ma n linëus sëura dlonch tl chëul dl crëp.

Sciche l gran uet che la scundova, ie la ciadëina de crëps dl Padon, ulache nasc l ruf che à l medem inuem de Aurona, scura sciche l vënter de n fëur, semienta a mudli de resć dlongia n gran giavamënt.

La richëzes ne univa nia a lum mé per n urt, ma tres l lëur dur di abitanc y fova l frut de na marciadeda danter l rë y l Infiern.
Aldo dla marciadeda, ne fosseles mei finedes, pur che l popul restëss per for sota tiera. Per stlù l ntreda oven murà su na porta duta d’or.
(…)




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dimanche 18 septembre 2011

lou dimènche 2 d' óutobre : Li Pimpinello 2011

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L'assouciacioun Li Pimpinello ourganiso pèr lou dimènche 2 d' óutobre, uno chanudo journado que se debanara au castèu de la Capello, à Castèu-Nòu de Gadagno, de 8 ouro à 18 ouro. Intrado a gràtis.

- Counferènci,
- Espousicioun,
- Animacioun sus li tèmo di parpaioun de Prouvenço e sus li planto teissedisso e tenchurarello.

Poudrès perèu regarda un film sus « lou viage de la crisalido » En mai d'acò, dins lou pargo, i'aura encaro un fube d'animacioun pèr tóuti :

- demoustracioun d'ensertage e
- de taio d'aubre,
- de tenchuro,
- tasto de cousino emé de planto sóuvage,
- jo pèr lis enfant, tro de planto,
- vèndo d'aubre fruchié e vegetau varia, de libre, d'estofo tencho , etc.. ,

En mai d'acò, poudrès perèu escouta de musico dins lou pargo, descurbi la floro loucalo e vesita lou doumaine viticolo de la capello.

Restauracioun e begudo sus plaço.

Entresigne sus la telaragne : www.les-pimprenelles.com , o poudès souna au :

06 81 55 64 60 Cristòu o au 04 90 22 00 83 Michello.




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vendredi 16 septembre 2011

Nicola dal Falco : Aurona - Ladino o Ladin

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Avec cette annonce Marsyas 2 Commence un cycle sur la langue Ladine, langue minorisée de l'arc alpin, avec ce conte remis au gout du jour par Nicola dal Falco, nous en donnerons la traduction dans différents parlés ou langues !!!
pour l'instant nous ne pouvons qu'en annoncer la lecture ... le 21/9 prochain !!!




Lettura in italiano e in ladino di uno dei miti delle Dolomiti

La Dante Alighieri e l’Istitut Ladin “Micurà de Rü” insieme a Bolzano per presentare il racconto Aurona


Bolzano - Aurona ovvero el pais de l’or e de la lùmes, è un racconto, pubblicato dalla stamperia privata Ampersand di Verona, e al tempo stesso uno dei capitoli di un prossimo libro sulla caduta del Regno di Fanes.

Scritto da Nicola Dal Falco e commentato, passo passo, da Ulrike Kindl, docente di germanistica all’Università Ca’ Foscari di Venezia, massima esperta di miti ladini, verrà presentato a Bolzano, il 21 settembre, alle ore 18, nella Sala di rappresentanza del Comune.
Ne parleranno Giulio Clamer, presidente della Dante Alighieri, Leander Moroder, direttore dell’Istitut Ladin “Micurà de Rü” e la professoressa Kindl.
Sarà anche l’occasione per una lettura pubblica di Aurona in italiano e nella versione in ladino gardenese a cura di Leander Moroder, accompagnata dalla proiezione di foto, scattate per l’occasione da Markus Delago e Max Moroder.

«Le contìe ladine di cui Aurona è un esempio – spiega Ulrike Kindl - non conoscono la differenza tra "fiaba" e "leggenda", ma raccontano semplicemente storie vere sull'immaginazione fantastica e storie fantastiche sul sublime concetto di verità, storie inventate su verità storiche e storie tramandate su avvenimenti leggendari».

«La lingua e la cultura ladina – sottolinea da parte sua Giulio Clamer, presidente della Dante Alighieri, organizzatrice dell’incontro insieme all’Istitut Ladin Micurà de Rü - sono belle come le Dolomiti che le ispirano. Moltissimi guardano alle valli ladine come al luogo di una sintesi, insieme umile e solenne, fra tradizioni, comunicazioni, modi di dire, espressioni religiose, artistiche e culturali in genere appartenenti ai mondi italiano e tedesco, senza peraltro dimenticare la dimensione autenticamente originale delle sue radici storico-culturali. Quindi pensiamo al ladino come ponte fra le due identità confinanti, ma anche come lingua di un popolo orgoglioso e fiero di sé».

«L’Istituto Ladino “Micurà de Rü” – precisa infine Leander Moroder – guarda con interesse e sostiene il progetto di una completa
rivisitazione del ciclo di Fanes, portato avanti da Nicola Dal Falco e dalla professoressa Ulrike Kindl.
«Chissà che questo progetto non aiuti a farci vedere i ladini per quello che sono, cioè quanto rimane degli antichi abitanti delle Alpi Orientali, una popolazione a sé stante, portata da sempre, dagli eventi e dai luoghi, a confrontarsi con chi li circonda».



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