samedi 7 novembre 2009

François Simon nous présente - TRILUSSA : 4 FAVOLE in Romanesco

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Trilussa

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TRILUSSA : 4 FAVOLE

Cette mise en ligne est très originale. Ce poète romain, tel que nous le décrira François, fait rimer tous les accents de la ville éternelle. L'autre cité des Papes avec & comme Avignon est un lieu de culture "locale" forte.
L'accent & le mode de parler des romains est à mon oreille le moins gracieux des parlés italiens ? Mais l'oeuvre demeure & surtout l'âme d'une ville "éternelle"... ces fables auraient pu être celles d'une autre Rome : Nimes et ses spécialistes fameux dont Bigot...


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Au centreER SORCIO DE CITTA’ E ER SORCIO DE CAMPAGNA

Un Sorcio ricco de la capitale
Invito’ a pranzo un Sorcio de campagna.
-Vedrai che bel locale,
vedrai come se magna…
-je disse er Sorcio ricco. – Sentirai !
Antro che le caciotte de montagna !
Pasticci dorci, gnocchi,
Timballi fatti apposta,
Un pranzo co’ li fiocchi ! una cuccagna !-
L’istessa sera, er Sorcio de campagna,
Ner traversà le sale
Intravidde una trappola anniscosta :
-Collega, -disse- cominciamo male :
nun ce sarà pericolo che poi… ?
-Macché, nun c’è paura :
-j’arrispose l’amico- qui da noi
ce l’hanno messe pe’ cojonatura.
In campagna, capisco, nun se scappa,
Ché se piji un pochetto de farina
Ciai la tajola pronta che t’acchiappa ;
Ma qui, si rubbi, nun avrai rimproveri :
Le trappole so’ fatte pe’ li micchi :
Ce vanno drento li sorcetti poveri,
Mica ce vanno li sorcetti ricchi !


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ER GATTO SCOMPAGNO

Un Gatto, che faceva er socialista,
Solo a lo scopo d’arivà in un posto,
Se stava lavoranno un pollo arrosto
Ne la cucina d’un capitalista.

Quando da un finestrino su per aria
S’affaccio’ un antro Gatto : - Amico moi,
Pensa – je disse- che ce so’ pur’io
Ch’appartengo a la classe proletaria !

Io che conosco bene l’idee tue
So’certo che quer pollo che te magni,
Se vengo giù, sarà diviso in due :
Mezzo a te, mezzo a me…Semo compagni !

-No, no –rispose er Gatto senza core-
io nun divido gnente co’ nessuno :
fo er socialista quanno sto a digiuno,
ma quanno magno so’ conservatore !



Picasso :
Arlecchino

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LA LIBBERTA’ DE PENSIERO

Un Gatto bianco, ch’era presidente
Der circolo del Libbero Pensiero,
Senti’ che un Gatto nero,
Libbero pensatore come lui,
Je faceva la critica
Riguardo alla politica
Ch’era contraria a li principî sui.
-Giacché nun badi a li fattacci tui,
-je disse er Gatto bianco inviperito-
rassegnerai le propie dimissione
e uscirai da le file der partito :
ché qui la pôi pensà libberamente
come te pare a te, ma a condizzione
che t’associ a l’idee der presidente
e a le proposte de la commissione !
-E’ vero, ho torto, ho aggito malamente…-
rispose er Gatto nero .
E pe’ restà nel Libbero Pensiero
Da quela vorta nun penso’ più gnente.

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L’OMO FINTO

Dice che un giorno un Passero innocente
Giranno intorno a un vecchio Spauracchio
Lo prese per un Omo veramente ;
E disse :- Finarmente
Potro’ conosce a fonno
Er padrone der monno !-
Je becco’ la capoccia, ma s’accorse
Ch’era piena de stracci e de giornali.
-Questi –penso’- saranno l’ideali,
le convinzioni, forse :
o li ricordi de le cose vecchie
che se ficca nell’occhi e ne l’orecchie.
Vedemo un po’ che diavolo cià in core…-
Uh ! quanta paja ! Apposta pija foco
Per cosi’ poco, quanno fa l’amore !
E indove sta la fede ?
E indove sta l’onore ?
E questo è un omo ? Nun ce posso crede…
-Certe vorrte, pero’, lo rappresento,
-disse lo Spauracchio – e nun permetto
che un ucello me manchi de rispetto
côr criticamme quello che cio’ drento.
Devi considerà che se domani
Ognuno se mettesse a fa’ un’inchiesta
Su quello che cià in core e che cià in testa
Resteno più pupazzi che cristiani.

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Carlo Alberto SALUSTRI, dit TRIKUSSA, nacquit à Rome en 1871, l’année où la Ville Eternelle devint la résidence officielle de Victor Emmanuel II, et il y mourut en 1950.
Orphelin de père à l’âge de 3 ans, son enfance fut marquée par l’extrême pauvreté et des études cahotiques. Pourtant dès 1887 il publia des poésies en dialecte « romanesco » dans la revue contestataire « Il Rugantino » de Luigi Zanazzo, fondé en 1848. Profitant de l’ouverture libérale de Pie IX qui accordait une certaine liberté de presse, de très nombreuses feuilles se glissèrent dans le sillage du « Rugantino ». Elles donnaient au peuple un moyen d’expression qui remplaçait les « pasquinades » manuscrites qu’on collait au dos des statues de la ville. Et le dialecte « romanesco » permettait de faire passer bien des idées peu conformistes. Ce qui fit réagir l’Eglise qui eut tôt fait d’interdire ces brûlots politiques. Il faudra attendre que s’ouvre la brèche de Porta Pia pour retrouver l’éphémère liberté d’antan, et fleurirent alors de nombreux titres, en dialecte populaire, et parfois politiquement antagonistes.



Le « Rugantino » renacquit de ses cendres en 1887, et on y retrouva l’inspiration poétique et libertaire des poètes populaires romains, avec laquelle les poésies de Trilussa étaient en parfaite harmonie.. Les pages du « Rugantino » ont accueilli, jusqu’à nos jours, des plumes de notoriété nationale, voire internationale ( Federico Fellini, Claudio Villa, Tommaso Smith et bien d’autres).
Quant à Trilussa, une place de Rome porte son nom, tout près du Trastevere, et un monument le représentant porte aussi un bref poème qui le rappelle aux amoureux de la résistance à la pensée unique. Nommé sénateur à vie 20 jours avant son décès, il disait ironiquement : « Ils m’ont nommé sénateur à mort ».

Esope pourrait être un lointain parent de Trilussa : son inspiration satirique, tempérée par l’indulgence de son regard sur les défauts de ses concitoyens, met le plus souvent en scène des animaux qui parlent un dialecte hilarant. D’ailleurs ses fables sont plus à dire qu’à lire. Et il ne se pose pas en moraliste sourcilleux, il est simple observateur au sourire gentiment ironique des travers de l’humanité. Son style est d’une rare sobriété, efficace et exempt toutefois d’une facilité d’expression, car rigoureux quant à la composition métrique et à la rime. Un siècle après Belli, Trilussa élève le
dialecte « romanesco » au rang de langue littéraire, comme Pascarella, Nino Angelucci, Nino Ilari et bien d’autres contemporains.
Ses « Favole « , « Giov e le Bestie », « Omini e bestie », « La gente », « I sonetti », « La porchetta bianca » , « Cento apologhi »,
ne sont que quelques titres parmi la considérable production de Trilussa. Découvrez-le dans le texte, devant un verre de Frascati et une assiette de bruschetta, dans une gargote du Trastevere, où la « parolaccia » est le mode d’expression le plus usuel et le moins agressif.

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vendredi 6 novembre 2009

Charloun Rieu inauguration du buste de Fredéric Mistral - Sceaux - Septembre 1911

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Un bon vieux temps que les moins de cent ans ne peuvent pas connaître : Le Félibrige triomphant à Paris!!!

Buste F. Mistral
Sceaux - jardin des Félibres



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Discours de Charloun Rieu

Président d'ounour


Midamo, Messies et gai Counfraire,

Quouro partiguère de moun umble vilage dou Paradou lou bastoun d'argelas e moun paraplueio de coutoun a la man pèr veni veire vosto grande vilo, sabiéu que l'anave pèr festeja mé de bons ami, mai cresieu pas, tre davala de la garo de Lioun, d'èstre crouca pèr un foutografe e lou lendemain de matin me veire dins un journau que s'espandis i quatre cantoun dou mounde, e ni mai de saupre que pèr quauqui cansouneto dicho en lengo de moun païs m'a nessias faire Président d'ounour d'uno esbrihaudanto court d'amour à la lausenjo dou grand Mistral, i aubourant un buste.

Es veraï, que se sabian tout ço que lou destin nous réservo darrie nosto mountagno, ieu pèr lou proumié, ai a vous dire que n'en siéu meraviha autant pèr lou plasé de présida vosto testo coume pèr lou bonur que ressente que sias de gent à vous souveni de voste pais, la provo que se de félibre de la bono vous sias groupa dins vosto grande capitalo, per auboura'n buste au grand Méstre en coumpagno de tant d'autre qu'embelisson lou jardinet de Scéus vosto idèio sara qu'aurès pica just, aurés fa obro de bon miejournau e de bon patriote.

Belèu n'ia que diran qu'es trop faire d'ounour à-n-un orne de auboura'n mounumen do soun vivènt, mai mis ami, pensas que pèr Mistral, qu'à tira nosto bello lengo prouvençalo de la sourniero, qu'à pèr ansin dirs rejouveni un pople. que nostis us e nosti coustme se soun tournamai fa veire souto la capo dou souleù, éro ben juste e méritons que religiousimen, dins un rode escoundu n'ien faguessias la pago pèr vosto reconeissenço.

E aro davans de me sourti d'ou grand devé qu'avès vougu soumetre à la feblo espériençi d'un païsanot qu'es ni un literatour encaro mens un faseire de discours, leissas-me vous dire qu'uno fes de retour din mour, païs de Prouvènço rèn de mai pressant que d'ana trouva mèstre Mistral dins soun galant Maîano e ie dire touti li simpatio e lis estrambord qu'en aquesti èsto mai que soulenno avès vougu ié proudiga.

Dieu vous mantengue gaiard e criden
ensen :


Vivo Mistral !
Vivo li felibre de Paris !


Charloun Rieu
Sceaux - Septembre 1911

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Lou Viro Soulèu
Revue des Félibres de Paris



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jeudi 5 novembre 2009

Vasile Alecsandri : Oda ostaşilor români (traduction Auvergnate)

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Nous avions déjà proposé, dans Marsyas 2, la version originale de ce poème de l'ami de Mistral.
Voilà la version roumaine complétée de celle en Auvergnat. La prouesse est réalisée par le Félibre Auvergnat Alan Broc...

Bonne lecture

(Liens du Poème initial)



Marc Chagall
Libération - 1937



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Oda ostaşilor români


Juni ostaşi ai ţării mele, însemnaţi cu stea în frunte!
Dragii mei vultani de câmpuri, dragu mei şoimani de munte!
Am cântat în tinereţe strămoşească vitejie,
Vitejie fără seamăn pe-acel timp de grea urgie
Ce la vechiul nostru nume au adaos un renume
Dus pe Dunărea în Marea şi din Marea dus în lume!

(Jouves souldats de moun païs, marcats d’uno estèlo al frount !
Mi chars voultours de plonos, mi charos aglos de mountonho!
Chantèri dien ma jouvenço la valéncio dis aujòus,
Valéncio sèns parièro en aquel temp d’urgéncio grevo,
Qu’apoundè à nouste vièlh noum un renoum
Pourtat soubre lou Danùbi à la Mar e de la Mar al mounde !)



Vin acum, la rândul vostru, să v-aduc o închinare,
Vin cu inima crescută şi cu sufletul mai tare,
Ca eroi de mari legende, vin să vă privesc în faţă,
Voi, nepăsători de moarte, dispreţuitori de viaţă,
Ce-aţi probat cu-avântul vostru lumii pusă în mirare,
Că din vultur vultur naşte, din stejar stejar răsare!

(Agaro véni, davant vàutri, faire ma reveréncio,
Ammé lou cor grandit e l’amo be mai forto,
Coumo à d’eròs de grondos legendos, véni vous agacha en fàcio,
Vàutre inchaients de la mort, mesprezous de la vido,
Qu’avet impressiounat de vouste vam lou mounde admiratieu
Que del voultour lou voultour nais, e del chassanh, lou chassanh grilho!)



De la domn pân’ la opincă, duşi de-o soartă norocoasă,
V-aţi legat în logodire cu izbânda glorioasă
Ş-aţi făcut ca să pricepem a trecutului mărime,
Măsurându-vă de-o seamă cu-a strămoşilor nălţime,
Ş-arătând, precum prin nouri mândrul soare se arată,
Cine-am fost odinioară, cine iar vom fi odată!

(Del prince i fantassis, menats per un sort benirous
Vous sèt proumés al succès glourious,
Nous avet fach coumprendre la grandour del passat,
En vous mesurant à l’aussado dis aujòus,
E’n moustrant, coumo pels nivouls lou souguilh que se mostro,
Quau fougueran abans, quau saren desenant !)



Să trăiţi, feciori de oaste! Domnul sfânt să vă ajute
A străbate triumfalnic în cetăţi şi în redute,
Ca la Rahova cu tunul, ca la Griviţa cu zborul,
Ca la Plevna, unde astăzi cei întâi aţi pus piciorul,
Înfruntând pe-Osman-Gaziul, şi prin fapt de bărbăţie
Ridicând o ţară mică peste-o mare-mpărăţie!

(Que viscat, jouvenets de l’armado ! Que lou Senhe sant vous ajude
per passa trioumfants per cieutats e redoutos,
coumo à Rahova ammé lou canoun, coumo à Griviţa ammé la dinamito,
coumo à Plevna ound’ auèi avet boutat lou pè,
en afrountant Osman Gazi, e per espet valourous
avet enaussat un païs pichou al dissus d’un grond impèri !)


O! viteji de vită veche! Auziţi în depărtare
Acel vuiet fără nume ce răsună ca o mare ?...
Sunt bătăile de inimi a întregui neam al nostru
Ce adună zi şi noapte dorul lui cu dorul vostru,
Sunt vărsările de lacrimi pentru-acel care se stinge,
Sunt urările voioase pentru-acel care învinge!

(O! valents de vièlh soucam ! S’auzisset en loundan
Aquel brounzinomen sèns noum que ressouno coumo uno mar ?
Cò sou li baticors de nousto naciou touto entièro
Que jour e nueit unis soun emouciou à la vostro,
Sou de lagrimos gisclados per aquel que mouris,
E lis ourra ! venjous per aquel que vence !)



O! români, în faţa voastră, colo-n tainica cea zare,
Vedeţi voi o rază vie care-ncet, încet răsare,
Străbătând prin umbra deasă de lungi secoli adunată ?
E voiosul fapt de ziuă mult dorită, mult visată,
E lumina re-nvierii, e luceafărul sperării,
E triumful luptei voastre, soarele neatârnării!

(O! Roumanés, davant vàutri, dien aquelo visto misteriouso,
Se vezet vàutri un rai treluzent que dapassou se lèvo,
E que passo per l’oumbro espesso recampado per li sègles ?
Cò’s l’espet vigourous d’aquel jour tant dezirat, tant pantaiat,
Acò’s la lutz del reviscòu, lou lugar d’esperanço,
Acò’s lou trioumfe de vouste coumbat, lou souguilh de
l’independéncio!)



Dragii mei! din focul luptei oteliţi când vă-ţi întoarce
La cămin, unde românca, aşteptând, suspină, toarce,
Tot poporul: rudă, frate, soră, mamă şi părinte,
Ca la domni, cu pâini şi sare, vor ieşi vouă-nainte.
Căci din voi fieştecare poartă-n frunte o cunună
Şi de gloria de astăzi, şi de gloria străbună!

(Mi chars ! del fioc de la lhuto d’acier quand tournarés
al fougau, ount’ una Roumaneso, esperant, souspiro e caimo,
tout lou poble: cousis, fraire, sorre, maire e paire,
Coumo à de princes vendrau vous presinta lou pô e la sau,
Puèi que cadu de vàutri porto al frount ’na courouno
Per la glòrio de uèi e per la del passat !)



Pas dar! pas tot înainte! timpul vechi din nou zoreşte!
Viitorul României dat-a mugur ce-ncolteşte!
O, copii! de voi sunt mândru, simt acea mândrie mare
Care creşte cu mărirea unui neam în deşteptare.
Mi-am văzut visul cu ochii, de-acum pot să mor ferice!
Astăzi lumea ne cunoaşte: Român zice, Viteaz zice.


(
Endavant ! toujour endavant ! lou temp anciô fai albo tournamai !
L’avenidour de la Roumanio o fach un bourrou que creisse !
Mis efonts ! sèi glourious de vautres, sentissi aquelo grondo glòrio
Que creisse ammé la grandour d’una naciou que se drevilho.
Èi vist moun sòmi de mi pròpis ueis, podi mouri irous !
Agaro lou mounde nous counèis : Quau dis Roumen, que dis Valent
.)


Mirceşti, 28 noiembrie 1877

Pierrettet Bérengier nous présente le Dictionnaire des Dialectes Dauphinois de l'Abbé Moutier

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Dictionnaire des Dialectes Dauphinois


Une présentation par la bibliothèque Dauphinoise de l'auteur ( sur ce lien ) & de son
autre ouvrage ( sur ce lien )... Je laisse la parole à Pierrette qui nous parle de la édition.


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Aquéu diciounàri di dialèite ancian e mouderne di parla dóu Daufinat fuguè escri pèr l’Abat Moutier au siècle XIX mai jamai publica.

Fai quàuquis an, l’IEO de la Droumo avié publica lis ate d’un coungrès sus l’abat Moutier, lou felibre e pouèto dóu Rose e vuei, nous fan descurbi lou lenguisto e lou dialeitoulogo.

Aquelo edicioun, que se foundo sus lou travai qu’aurié degu parèisse en 1886, es establido e presentado pèr Jan-Glaude Rixte ço qu’es asseguranço de serious. D’efèt, s’an apoundu la formo nourmalisado en annèisso au tèste de l’abat Moutier, ié trouban d’abord la formo e la grafìo d’óurigino emplegado pèr l’autour. Se ié poudèn fisa, es uno edicioun scientifico de valour. Quant à la valour dóu travai de l’abat Moutier, vai sènso dire qu’es di grando. Sufis de legi l’introuducioun de Jan-Glaude Bouvier pèr n’èstre assegura : « (il) est considéré par tous ceux qui l’ont approché ou utilisé comme un ouvrage exceptionnel, tant par son ampleur – plus de 25000 mots - que par sa rigueur etc. ». Parlo de la precisioun dins li definicioun e tambèn dins li variacioun lenguistico e la founetico.

Aquel oubrage es lou grand óutis que mancavo i parla de la Droumo. Pòu qu’endrudi aquéli que l’utilisaran.


PB


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mardi 3 novembre 2009

Alan Costantini : lou meravihous crestian (article bi-lingue)

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Tout bèu just avans d'acaba l'annado Mirèio.


Mireille par Victor Leydet


Mirèio

lou meravihous crestian


Celebran aqueste an lou cènt-cinquantenc anniversàri de la publicacioun dóu proumié cap d’obro de Frederi Mistral : Mirèio.
Aqueste long pouèmo en douge cant a pèr erouïno uno chato, Mirèio, e tout-de-long dóu raconte lou meravihous se mesclo au verai, la legèndo à l’istòri. Tóuti aquélis elemen enmenèstron pèr de bon uno epoupèio. Segound la definicioun classico lou meravihous es l’intervencioun d’èsse subre-naturau dins lis aciouns umano. Aqui avèn dos meno de meravihous : aquéu dóu cant VI counsacra à Taven, la bono masco que viéu famiheramen emé lis esperitoun de la religioun de la naturo, pièi l’autre qu’aparèis à coumta dóu cant VIII, lou meravihous crestian.

Sabèn despièi Le génie du christianisme de Chateaubriand que lou meravihous crestian es en rèn inferiour au meravihous dis anciàni religioun, mau-despié Boileau pretendènt que dóu meravihous lou crestianismo n’èro sènso. Lou meravihous aqui es li sant qu’intervènon dins l’astrado de Mirèio.
D’abord Sant Gènt que pietadousamen endico un pous à la chatouno qu’à la pepido. Pièi li Sànti Marìo Jacobe e Saloumé - li sorre devers maire de la Vierge Marìo segound uno tradicioun atestado despièi la Legèndo daurado - prènon la paraulo pèr ié faire lou raconte de ço qu’an viscu en Palestino, de soun desbarcamen en Prouvènço e de la proumiero evangelisacioun dóu miejour di Gaulo. De dela de sa pedagougìo istourico, li Santo acoumpagnon lou revessamen esperitau de Mirèio. Vengudo dins soun santuàri pèr óuteni son unioun emé Vincènt, l’erouïno va pau à cha pau agué la desiranço de l’escrèt amour.

A la fin, trasfigurado, mounto dins la barco di Santo pèr èstre emparadisado. Uno di plus bèlli representacioun de Mirèio es estado facho pèr lou pintre prouvençau Vitour Leydet. L’artisto a pinta la jouvènto d’esquino, coume acò cadun pòu imagina sa caro coume i’agrado ; sèmblo veni trasparènto fàci au soulèu dins un clarun qu’anouncio adeja sa luminouso apouteòsi.


Alan Costantini


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Watteau : L’Embarquement pour Cythère (1718)
Berlin - Musée de Charlottenburg


Mireille
le merveilleux chrétien


Nous célébrons cette année le cent cinquantième anniversaire de la publication du premier chef-d’œuvre de Frédéric Mistral : Mireille.
Ce long poème en douze chants a pour héroïne une jeune fille, Mireille, et tout au long du récit le merveilleux se mêle à la réalité, la légende à l’histoire. Tous les ingrédients d’une véritable épopée sont ici réunis. Selon la définition classique le merveilleux est l’intervention d’êtres surnaturels dans les actions humaines. Nous avons ici deux sortes de merveilleux : celui du chant VI consacré à Tavèn, la bonne sorcière, qui vit familièrement avec les esprits de la religion de la nature, puis l’autre qui apparaît chant VIII, le merveilleux chrétien.

Nous savons, depuis Le génie du christianisme de Chateaubriand que le merveilleux chrétien n’est en rien inférieur au merveilleux des anciennes religions, en dépit de Boileau qui prétendait qu’il n’y avait pas de merveilleux chrétien. Le merveilleux ici ce sont les saints qui interviennent dans la destinée de Mireille.
D’abord Saint Gens qui miséricordieusement indique un puits à la jeune fille qui meurt de soif.. Puis les saintes Marie Jacobé et Salomé - les sœurs utérines de la Vierge Marie selon une tradition attestée depuis La Légende dorée - prennent la parole pour lui faire le récit de leur vie en Palestine, de leur débarquement en Provence et de la première évangélisation du midi des Gaules. Au-delà de leur pédagogie historique, les Saintes accompagnent le retournement spirituel de Mireille. Venue dans leur sanctuaire pour obtenir son union avec Vincent, l’héroïne va peu à peu avoir le désir
du pur amour.

A la fin, transfigurée, elle monte sur la barque des Saintes pour être conduite en Paradis. Une des plus belles représentations de Mireille a été faite par la peintre provençal Victor Leydet. L’artiste a peint la jeune fille de dos, ainsi chacun peut imaginer son visage comme il lui plaît ; elle paraît devenir transparente face au soleil dans une clarté qui annonce déjà sa lumineuse apothéose.

10/2009


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lundi 2 novembre 2009

Péirottes : LA FILLA DE LA MOUNTAGNA - 1844 - Mountpéyè

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Pas grand chose à dire sur « ce » Péirottes de Montpellier. Sa poésie est franche naturelle ou naturaliste ?
Elle mêle sentiments & métaphore issue du quotidien de ces gens rudes, sans manière, & malgré leurs conditions « banales », ils nous ont laissés les traces de cette langue, mémoire d'un peuple. Une vrai pièce d'Or...

Publié par son contemporain Mary-Lafon, je n'ai jamais rencontré Péirottes dans les recueils des félibres « initiaux » de Montpellier.
Il n'en a pas leur orthographe & graphie, de plus, il est loin de Mestre Prunac de Sète dans son expression plus patoisante. Je le comparerai volontier à l'abbé Favre de Celeneuve ( lou seti de Cadaroussa ) ???
Il est à noter la forme de certains mots & les conjugaisons du futur en fin de poème..?

Si les spécialistes veulent s'exprimer, qu'ils laissent un commentaire....


Un artiste populaire, du peuple ou pop:
Andy Warhol


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LA FILLA DE LA MOUNTAGNA



» Qu'as d'empire sus yeou, filla de la mountagna !
» Couma poulit maynatgè encadènas moun cor ;
» Sé nourrissé l'éspouer que séras ma coumpagna,
» Fague lou ciel qu'un jour partagessas moun sor.

» Quinzé ans, acos toun âgé..... é té trobas counténta
» D'anà per lou canipestrè ambè tous agnèlous.
» S'as lou bounhur per tus, lou chagrin me tourménta.
» Désémpioy que t'ay vist, que moun cor es jaloux !

» Quan per fès podé aouzi tous cants mélodiousés ;
» Quan sans estré éntrévist podé fixa tous traits,
» Mous sens presqu'attristats dévénou radiouses,
» É l'amour é lou gàou dissipou mous regrets.

» É sé sioy près dé tus, ta présénça m'énflamma.
» Révé la voluptat én véchén toun régar ;
» E sé sioy lion dé tus, incara dins moun àma
» Toun image luzis coumma un brillan lugar.

» Lou sourél dé l'istioù t'o brunit lou visagé ,
» Mais lou sourél d'hiver li réndro soun ésclat .
» Ah! quicon mè souris.... Qu'announça aquel présagé?
» Sans douté que moun cor al tioù séro mésclat.

» É moun amour per tus es pur coumma l'aygagé;
» Es doux coumma lou lach qu'o moulségut ta man;
» Es grand coumma un tillul qu'és fertil èn oumbragè,
» É sa bèoutat ternis l'ésclat del diaman.

» Dins lou siècle qué sén, tout flatta la richéssa,
» É se truffa d'aquél qui poussèda un boun cor.
» Filla, quan toutes dous sén riséns dé jouynéssa,
» Aymén-nous téndramén.... L'amonr val may que l'or.

» T'ay ménsounnat l'amour... Lou mot bélèon t'outraja.
» Mais anén à l'aoutel, é Diou nous uniro.
» Quan sioy doucilè é boun, quau sios moudesta è saja,
» Cèda, cèda a mous vux, lou ciel nous béniro.

1844

dimanche 1 novembre 2009

les ordures de l'histoire de France

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Je ne sais pas qui ou que sont les ordures, ceux qui ont écrit ou dit, ou bien le contenu ou les 2, de ce que vous pourrez lire dessous ???

Honte à eux, honnie soit leur pensée..!
Certains discours essayent de redorer les blasons des infâmes que furent Louis Alibert, Ch. Maurras & L-F. Céline, chacun d'eux fut condamné, mais la meilleure des condamnations est l'oubli.
Ressortir certains cadavres puants des placards, un mauvais goût comme un autre, l'intellectuel & l'intellectualisme ne peuvent tout se permettre.
La provocation de la mémoire est la pire, ceux qui sont morts ne peuvent se défendre.

Provoquer son contemporain est banal, provoquer l'histoire est bestial!

Sèrgi G. 1/11/09


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- L-F Céline : "Zone sud, zone peuplée de bâtards méditerranéens, de narbonoïdes dégénérés, de nervis, de félibres gâteux, parasites arabiques que la France aurait tout intérêt à passer par dessus bord; Au dessous de la Loire, rien que pourriture, fainéantise, infects métissages négrifiés."

- Théodore Botrel : "La République nous appelle, sachons vivre et mourir, un Français doit vivre pour elle, pour elle un Breton doit mourir."

- Inspecteur Général Carré : "Ce sont des Français qu'il faut pour franciser les Bretons ; ils ne se franciseront pas tous seuls. Il y a un intérêt de premier ordre à ce que les Bretons comprennent et parlent la langue nationale. Ils ne seront vraiment Français qu'à cette condition."

1793 (?) - Carrier, à propos des noyades qui auraient fait environ 4.800 victimes, prêtres réfractaires, prisonniers vendéens, opposants politiques, fédéralistes... : "Quel torrent révolutionnaire que la Loire !"

- Daladier à une personne réclamant plus de responsabilité pour la Bretagne lors d'une réunion à Callac : "Je vois citoyen. Vous voulez revenir au temps des gaulois ?"

- Jean Dutourd, de l'Académie Française : "La France est un but, les Français n'en sont que le moyen".

- Encyclopédie. Définition du patois "façon vicieuse de parler abandonnée à la populace."

- Gustave Flaubert : "Les Français sont le premier peuple de l'univers"

- Fouché, précurseur des nazis, parlant de la Bretagne : "Il ne s'agit pas de faire le triage des bons et des méchants dans ce pays maudit, il n'y a et il ne peut y avoir que des coupables."

- Gambetta au général Keratry : "Je vous conjure d'oublier que vous êtes Breton !"

- Charles de Gaulle. : "Il n'y de France que grâce à l'État. La France ne peut se maintenir que par lui".

- Charles de Gaulle : "La France est la lumière du monde"

- Général de Marboeuf, militaire spécialisé dans les noms de rue et d'établissements scolaires en Corse : " Pour parvenir à éteindre tout à fait une race aussi exécrable, le premier moyen étant de leur ôter la facilité des retraites que leur offre les maquis, nous avons pris la résolution de les faire brûler dans toute l'étendue de l'île ".

- André Malraux : " De Gaulle avait son mystère comme nous avons la Corse. Il y avait en lui un domaine dont on savait qu'on ne l'éclairerait jamais. C'est cela que j'appelle la Corse. "

- Jules Michelet. Tableau de la France. "Vous arrivez le soir dans quelque grande et triste ville, si vous voulez Toulouse. À cet accent sonore, vous vous croiriez en Italie ; pour vous détromper il suffit de regarder ces maisons de bois et de brique ; la parole brusque, l'allure hardie et vive vous rappèleront que vous êtes en France. Les gens aisés du moins sont français ; le petit peuple est tout autre chose, peut-être Espagnol ou Maure... Dans la France, la première gloire est d'être Français. Les extrémités sont opulentes, fortes, héroïques, mais souvent elles ont des intérêts différents de l'intérêt national ; elles sont moins françaises."

- De Montalevet, ministre de l'Instruction Publique de Louis-Philippe : "Il faut absolument détruire le langage breton."

- Général Nivelle (après les 1800 morts du 64ème RI au chemin des Dames) : "Ce que j'en ai consommé de Bretons !"

- Charles Pasqua : "La démocratie s'arrête là où la raison d'État commence".

- Charles Péguy : "Dieu préfère les Français"

- Jules Renard, Journal (23 février 1891) : "George Sand, la vache bretonne de la littérature"

-Francisque Sarcey, homme de bon sens, à qui "on n'en faisait pas accroire", écrivit gravement dans son journal Le Temps (1861-1942) : "Les paysans bretons sont tellement crédules qu'ils croient à une influence de la Lune sur les marées" !

- Taine à Toulouse, Carnet de voyage : "Tout est italien. Nous avons une France qui n'est pas la France. Les rues en pente escarpée, le soir à peine éclairées à la longue distance d'une lumière vacillante sont pareilles à celles de Rome et de Pérouse... Mes collègues me disent que de tout temps le Midi s'est montré moins loyal que le Nord."

- Discours de Jean-Pierre Chevènement - 19 mars 2002 à Ajaccio :
« Morceaux choisis » : "Les indépendantistes sont des révisionnistes, ils veulent réviser notre histoire commune" - "Ils veulent effacer des tableaux le général Bonaparte et sa famille comme en d'autre temps, à Moscou, on effaçait des photos le portrait de Léon Trotski".

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